Ma Critique de « Un cheval dans la salle de bain » de Douglas Adams (« Dirk Gently’s Holistic Detective Agency »)

Je l’avais lu voici 20 ans, mais la série « Dirk Gently, détective holistique » (excellente au demeurant, il faudrait que je vous en touche 2  mots) m’a donné envie de plus de Dirk Gently… et puis, c’était l’occasion, de le relire en anglais.

On connaît surtout Douglas Adams pour sa trilogie en 5 volumes (et demi) du Guide du routard galactique mais les aventures de Dirk Gently sont tout aussi barrés et total foutraque.

Dirk est un détective holistique, ce qui veux dire que, dans son métier de détective, il ne s’embarrasse pas à chercher des indices, suivre des suspects ou à enquêter (en tout cas, pas de manière traditionnelle). Non, Dirk croit que tout est fondamentalement lié… Il peut donc faire confiance au hasard et, par exemple, suivre un inconnu pour voir si cela ne ferait pas avancer son enquête.

L’histoire de « Un cheval dans la salle de bain » est compliquée à résumer. Sans trop en dévoiler je vous parlerais juste (de manière absolument non-exhaustive) :

  • d’un moine électrique** se retrouvant dans la salle de bain d’un professeur de Cambridge,
  • de ce professeur de Cambridge spécialisé dans l’étude du temps et ayant d’ailleurs une drôle de relation avec le temps,
  • d’un ancien élève de ce professeur qui, entre autres problèmes, a un canapé bloqué dans son escalier,
  • d’un riche informaticien assassiné et donc de son fantôme,
  • et, évidemment, de Dirk Gently !

Personnages absurdes dans des situations loufoques (ou serait-ce l’inverse ?) dans une histoire mêlant policier, fantastique et SF. C’est à réserver aux fans de Douglas Adams (ce qu’évidemment je suis), voire aux adeptes d’humour british absurde (Woodehouse, Monty Pythons…) mais, si vous rentrez dans l’une ou l’autre de ces catégories*, voire les deux, ou que vous avez envie de savoir si cet humour pourrait vous plaire, c’est une très bonne lecture 🙂

* Notez que si vous aimez le Doctor Who, ça peut aussi être un bon indice de compatibilité : l’idée du roman vint à Douglas Adams à la fin des années 80 en écrivant le scénario de 2 épisodes de Doctor Who…)

** Ah, si vous n’êtes pas familiers avec la notion de « moine électrique », voici ce qu’en dit le livre :

The Electric Monk was a labour-saving device, like a dishwasher or a
video recorder… Electric Monks believed things for you, thus saving
you what was becoming an increasingly onerous task, that of believing
all the things the world expected you to believe.


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Ma Critique de « Manchester by the Sea »

Ma Critique de « Manchester by the Sea »

Je m’attendais à un film dramatique… je ne pensais pas qu’il le serait autant, et me toucherait autant.

Manchester by the Sea, c’est d’abord l’histoire de Lee. Lee habite à Boston, il est gardien et homme à tout faire. On le voit taiseux et solitaire, écorché. On le sent blessé.

Et puis Lee reçoit un coup de téléphone. Il doit revenir à Manchester by the Sea, sa ville natale, son frère Joe est au plus mal. Le temps qu’il revienne et c’est déjà trop tard. Et Manchester by the Sea devient aussi l’histoire de Patrick. Patrcik est le fils de Joe. Ce dernier a, dans on testament, déclaré Lee comme tuteur de Patrick. Il a tout prévu, jusqu’à avoir financé son déménagement et prévu tout les arrangements. Mais Lee veut-il revenir ? Pourquoi son retour semble étonner, voire chambouler, tant de gens ? Qu’a t’il bien pu se passer ?

Je n’en dirais pas plus, cela suffit bien.

L’important, ce n’est pas que l’histoire, enfin, pas que cette histoire. Car la structure narrative du film est fascinante, mêlant le récit présent et de petites pastilles qui viennent éclairer le passé de Lee. Deux histoires qui se mêlent et se nourissent l’une l’autre.

Manchester by the Sea parle de la douleur et du deuil avec une grande justesse et beaucoup de nuances. La lourdeur des personnages et la pesanteur des situation sont contrebalancées par la douceur de la mise en scène et par une bande-son toute en finesse. Certaines scènes, musiques aidant, touchent à la grâce et font de Manchester by the Sea un drame poignant, certes, mais aussi l’un des films les plus beaux que j’ai vu depuis longtemps.


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Ma nouvelle marotte : le geocaching

Depuis une quinzaine d’années (oulala, ça ne me rajeunit pas…), j’ai pris l’habitude de me promener en levant la tête en quête de Space Invaders (j’en ai, à ce jour, 339 dans mon album Flickr).

Depuis quelques temps, j’ai trouvé une autre motivation (pas incompatible avec la quête d’Invaders) pour continuer d’arpenter la ville : le geocaching.

Qu’est ce que le geocaching ?


C’est une sorte de « chasse au trésor 2.0 » : quelqu’un, le créateur de « la cache » dissimule (dans le ville ou dans la nature, c’est selon) une boîte, plus ou moins grande, contenant au minimum un « geolog » (sur lequel les geocacheurs pourront inscrire leurs noms, une fois qu’ils auront trouvé la cache). Il l’enregistre ensuite sur le site geocaching.com en la décrivant et, surtout, en indiquant ses coordonnées GPS.

En 2013, il existait déjà plus de 2 millions de caches dans le monde, réparties sur 222 pays !
Rien qu’en France, il en existe actuellement plus de 200 000 !

Comment ça marche ?

Toutes les geocaches sont listées sur le site geocaching.com

Chaque cache est décrite sur une page dédiée, contenant toutes les infos pour la débusquer : type de cache, difficulté, type de terrain, taille, description, indice éventuel… et geolog en ligne avec la liste des visites enregistrées.

Il existe plusieurs types de caches

  • la traditionnelle : c’est celle qui ne contient qu’un geolog et se trouve aux coordonnées précisées sur la page de la cache
  • la multi-cache : plusieurs caches se succèdent, la page de la cache donne les coordonnées de la première geocache et des indices pour découvrir les suivantes… indice que vous ne pourrez comprendre qu’une fois trouvée les caches précédentes.
  • la cache mystère : la cache ne se trouve pas aux coordonnées précisées sur la page. Pour en obtenir les coordonnées exactes, vous devez résoudre une énigme. La plupart temps, la description contient un lien vers une page geocheck.org qui vous permet de vous assurer que les coordonnées que vous pensez avoir trouvé sont les bonnes.
  • l’earthcache : ce n’est pas une cache « physique » mais un endroit où vous pouvez vous rendre pour en apprendre plus sur une caractéristiques géologique du lieu. Vous aurez souvent à répondre à quelques questions pour prouver que vous avez bien compris le « cours » et valider la cache 😉
  • l’eventcache : ce n’est pas non plus une cache mais une rencontre. La page indique le lieu de la rencontre et ses horaires (le geocaching peut se pratiquer seul mais c’est souvent une activité qui se partage !).
  • la cache virtuelle : comme son nom l’indique, elle n’est pas physique (non plus), c’est à dire qu’elle ne contient ni boite, ni geolog. Vous loguez donc en ligne, une fois trouvé l’objet de la quête.
  • la cache Wherigo : ce type de cache nécessite l’utilisation d’une application supplémentaire, Wherigo, dans laquelle vous pouvez télécharger des cartouches qui vous permettront d’encore plus interagir avec l’environnement de la cache.

Une diversité impressionnante


Chaque cache est plus ou moins difficile (sur une échelle de 1 à 5), accessible (idem) et chaque boîte est plus ou moins grande (de « nano », la plus petite, environ la taille d’une gomme de crayon à « large », ce qui peut correspondre à une caisse militaire par exemple).

Certaines caches contiennent, en plus du geolog à signer, des objets voyageurs. Si vous prenez quelque chose, vous devez y laisser un objet de valeur égale ou supérieure. Chaque objet est traçable sur le site geocaching.

Il y en a partout ?

Il y en a beaucoup mais les geocaches se trouvent généralement dans des lieux particuliers (touristiques, historiques, étonnants…). D’ailleurs, la plupart des pages de geocaches contiennent des informations, historiques, géographiques, géologiques voire touristiques.

Alors, comment je fais ?

  1. Inscrivez-vous sur le site geocaching.com
  2. Installer l’appli (à la base, vous pouvez n’utiliser qu’un GPS mais franchement, en 2017, on va dire que vous installez l’appli)
  3. Commencez à chercher 🙂

Commencez par des caches traditionnelles, ça vous donnera une idée de où les caches peuvent être cachées.
De même, commencez par les plus simples, les plus accessibles.

Pour les caches mystères, je vous conseille fortement de préparer vos visites tranquillement chez vous, via le site geocaching.com, et de ne vous déplacer que quand vous serez sûr de votre réponse

Enfin, et c’est plus qu’un conseil, quand vous cherchez une geocache, il faut être discret, surtout en ville, car les geomoldus, c’est à dire les personnes qui ne jouent pas, ne doivent se douter de rien. Il ne faudrait pas qu’elles viennent ensuite abimer, voire détruire, les geocaches !

Quelques geocaches insolites

  • International Space Station : une geocache sur l’ISS ? Est-ce que ce n’est pas juste génial ? (difficulté 5, terrain 5… évidemment).
  • Rainbow Hydrothermal Vents : cette cache se trouve sous la mer. Ce n’est pas unique, plus d’une centaine de caches ne sont accessibles qu’en tuba… mais celle là se trouve à une profondeur de 2300 mètres. Elle a été visitée une fois.
  • Hell’s Escape est la cache la plus au sud de la planète (elle se trouve en Antarctique !
  • Earth’s Roof est une earthcachew se trouvant sur le mont Everest

Quelques geocaches que j’ai particulièrement appréciées

Les boites les plus ingénieuses

  • Magdalenae : une boîte très ingénieuse, particulièrement bien intégrée dans son environnement (mais pas évidente, même une fois repérée, à récupérer car l’endroit grouille de geomoldus.
  • Place du Chatelet : celle là, aussi, est très étonnante et très bien intégrée 🙂

Les mystères qui m’ont bien plus

Ceux qui me laissent perplexes

Les Wherigos

  • I ❤️ Paris se joue avec une cartouche listant 40 zones touristiques à Paris. Elles sont secrètes évidemment et, pour valider la cache, vous devez en trouver 5
  • Pacman ᗧ···•······👻 : pour valider la cache, vous devez jouer à Pacman sur l’Île Saint Louis !

Les virtuelles

  • Paris Urban Invasion : c’est LA cache qui était faite pour moi. Je l’ai évidemment validée très vite 🙂
  • Lettre de cachet : pas très compliquée, c’est le type même de cache qui vous fait découvrir des endroits parisiens que vous pensiez connaître.
  • Who is She ? parce que c’est l’autre cache qui m’a fait revenir aux Tuileries.

Les caches en cours… mais c’est long

  • Collectionnez-les tous ! : des geocoins apparaissent régulièrement sur cette page. Il y en a plus d’une centaine, certains apparaissant plus souvent que d’autres (mais tous apparaissent au moins une fois chaque jour). Pour valider la cache, il faut noter le code secret de chaque geocoin… (il m’en manque encore une dizaine)
  • Le challenge des chiffres et des lettres : pour valider celle-là, il faut avoir trouvé 26 caches, une pour chaque lettre de l’alphabet (je progresse…).

  • Maison, Train, Travail (57)
    , Maison, Train, Travail (17) et Maison, Train, Travail (75) : ce sont 3 caches complémentaires qui se trouvent à Royan, Paris et Metz. On peut prendre le temps de la faire seul ou trouver des co-équipiers. J’aime bien l’idée… et elle semble faite pour moi (je vis à Paris, ma mère à Royan et ma belle-famille est mosellane).

Voilà ! Je ne pensais pas écrire autant… mais il faut croire que le sujet m’inspire ! Je vous ai convaincu ? On se retrouve quand pour geologuer ensemble ?

The Crown

The Crown, dernière création de Netflix (et première création britannique) retrace la vie d’Elisabeth II, reine d’Angleterre depuis maintenant 64 ans. La première saison commence par son mariage avec Philip et raconte ensuite son accession au trône, son couronnement et ses débuts en tant que reine.

Le scénario est impeccable (on me dit que Peter Morgan, le scénariste, a également travaillé sur le très bon « The Queen » de Stephen Frears), les décors et costumes juste magnifiques et les acteurs impeccables (j’ai juste eu du mal avec Philip au début, non parce qu’il joue mal mais parce que je n’arrivais pas à ne pas voir en lui le Doctor Who ;-)).

Je n’avais pas d’attrait particulier pour l’histoire et pourtant, je prends grand plaisir à découvrir une famille royale plus complexe que je ne l’aurais imaginé. J’apprécie tout particulièrement de découvrir que jeune, Elisabeth était tiraillés entre le conservatisme qu’impose sa fonction, et la modernité nécessaire pour continuer de vivre avec son temps. Je trouve également bien rendu les affaires du palais (j’aime décidément beaucoup les coulisses – de Gosford Park à Downtown Abbey). Last but not least, ce sont les affaires politiques avec un Winston Churchill impressionnant (je me doutais déjà que l’homme l’était mais je le découvre autrement).

Bref, un très belle réussite et, pour moi, un vrai coup de cœur.