Ma critique de « La ballade de lʼenfant gris » de Baptiste Beaulieu

Une quête initiatives dans laquelle les apparences sont parfois trompeuses

Joʼ est un jeune interne en service pédiatrique.

Noʼ est un petit garçon de 7 ans, au teint gris car atteint dʼune maladie du sang.

« La ballade de lʼenfant gris », cʼest lʼhistoire de Joʼ et Noʼ. Une histoire qui est racontée, alternativement, avant et après la « déchirure ».

Avant la déchirure, Noʼ est hospitalisés, et Joʼ est lʼun de ses médecins. .Noʼ est de plus en plus mal, Noʼ a peur de la chambre 33 où disparaissent tous ses amis, mais Noʼ sʼinterroge aussi sur sa maman, Maria, dont les visites sont rares. Dʼailleurs, tout le personnel du service pédiatrique sʼinterroge : Comment une mère peut-elle ne pas trouver le temps dʼêtre présente auprès de son enfant aux portes de la mort ?

Après la déchirure, Noʼ revient pour hanter Joʼ. Un petit fantôme que Joʼ doit rendre à sa mère… mais, pour cela, il faut la trouver, et en la cherchant, tâcher de la comprendre, comprendre qui elle est et comprendre pourquoi elle se comporte comme ça.

Un roman sensible et juste, rempli de personnages fantasques et attachants. Parmi lesquels je ne citerais que :

  • lʼexceptionnelle Mme Crinchon, une infirmière de pédiatrie, atteinte du Syndrome de Tourette. A-t-on idée ?
  • Pozzinina et Lucinda, les 2 tenancières de lʼétonnante pension Lili, à Rome, qui feront le train dʼunion nécessaire entre Joʼ et Maria, entre Paris et Jérusalem.

Un roman qui aurait pu être plein de pathos tant le thème en est dur mais qui réussit à être drôle et triste à la fois, sombre et lumineux, bienveillant et généreux. Des questionnements lucides sur la vie, la mort, la maladie mais aussi lʼamour, la religion, la difficulté dʼêtre mère…

Écrit par moko Tous les billets de cet auteur →

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