Ma critique de « Dans les angles morts » d’Elisabeth Brundage

Ce soir-là, quand il rentre de l’université privée de Chosen où il enseigne l’histoire de l’art, George Clare trouve sa femme assassinée, et leur fille de 3 ans seule dans sa chambre.

Huits mois plus tôt, cette famille de new-yorkais avait aménagé dans leur petite ferme de l’état de New-York, qu’ils avaient pu acquérir pour une bouchée de pain.

Ils avaient pu l’acquérir pour une bouchée de pain car l’année précédente, les précédents propriétaires, les Hale, s’y sont suicidés, laissant 3 fils orphelins.

La ferme Hale était exploitée depuis 1790 mais en 1978, la laiterie ne rapporte plus : les Hale sont ruinés par la crise et réduits à la misère…

« Dans les angles morts », ce sont les histoires croisés des Clare et des Hale, l’histoire de cette ferme et de cette petite ville, de cette province étriquée et de cette pauvreté rurale.

« Dans les angles morts » commence comme un thriller mais alterne ensuite entre drame psychologique et saga familiale. C’est moins le meurtre d’Elizabeth Clare qui nous intéresse, que cette fresque qui mêle 2 générations, 2 familles, alternant les époques et les points de vue. Une œuvre complexe et subtilement agencée.

« Dans les angles morts », c’est là que l’auteure nous amène : dans ces zones sans visibilité, ces recoins poussiéreux de l’âme humaine.

Bref, un livre puissant qui tient en haleine jusqu’aux dernières pages.


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Écrit par moko

Lomographe, lecteur... et maître de la toile d'araignée... et expert en accessibilité... et des trucs dans les medias, les réseaux, le marketing, le design...

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