Viendez à la Villette pour construire « La ville éphémère »

Du 17 au 31 juillet, Olivier Grossetête, artiste plasticien, nous invite à construire avec lui une ville éphémère en cartons. Un chantier utopique autant qu’une œuvre d’art participative, en tout cas un bien beau projet qui nous a enchanté.

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Et comme je ne me lasse pas de la Philharmonie, et de la vue de son balcon, quelques photos bonus dont une avec une belle perspective sur la ville éphémère 🙂

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Ma critique de « La passe-miroir, tome 1 : Les fiancés de l’hiver » de Christelle Dabos

Ma critique de « La passe-miroir, tome 1 : Les fiancés de l’hiver » de Christelle Dabos

Faut que je vous dise, je suis en train de lire une série complétement folle, « La passe-miroir », pour laquelle j’ai un VRAI coup de cœur.

« La passe-miroir » est un roman jeunesse dont il se dit qu’il est à la hauteur d’Harry Potter, ce qui m’a convaincu de le lire. Le premier tome dévoré, je me suis jeté sur le second, que j’ai déjà bien entamé, sans pouvoir même prendre le temps de rédiger cette critique… alors, oui, je pense que, pour le moment en tout cas, la comparaison tiens avec l’œuvre de JK Rowling !

Il s’agit d’un livre de Fantasy, quelque part entre Alice et au pays des merveilles, Harry Potter voire Game of Throne. L’action est compliquée à dater mais ça se passe bien sur Terre… sauf que la Terre n’est plus entière. Suite à un mystérieux cataclysme, la « Déchirure », il ne subsiste plus que des « arches », c’est à dire des îles, flottants dans les nuages et séparées les unes des autres. À chaque arche sa culture, mais surtout à chaque arche son « esprit de famille », un immortel dont les habitants de l’arche sont les descendants directs et auxquelles il a transmis ses pouvoirs. Ce monde post-déchirure est un délice qu’on pourrait facilement qualifier de « Steampunk », les sociétés décrites, les moyens de transports, les coutumes vestimentaires, tout fait irrésistiblement penser à l’époque victorienne.

Ses lointains ancêtres avaient assisté à la dislocation de leur univers. S’étaient-ils laissés mourir pour autant ? Non, ils s’étaient inventé une autre vie.

L’héroïne de notre histoire se prénomme Ophélie et vit sur Anima, l’arche d’Artémis. La famille d’Ophélie se consacre à la préservation du patrimoine et Ophélie elle-même tient un musée. Ophélie est une « liseuse » : elle a la capacité, en touchant les objets, de connaître leurs passé et même l’état d’esprit des dernières personnes les ayant manipulés. Le pouvoir des descendants d’Artémis, l’animisme, c’est cela : la capacité à dialoguer avec les objets. Sur Anima, les objets ont une âme et même un caractère (un sale caractère pour certain). Ah et Ophélie est aussi la « Passe-miroir » : elle sait passer d’un miroir à un autre, pour peu qu’elle se soit déjà reflétée dans le miroir de destination, qu’il se souvienne d’elle donc. Ophélie est une petite souris, attachante, naïve et maladroite. Pourvue de grandes lunettes (qu’elle casse régulièrement mais se réparent toutes seules) et d’une vieille écharpe (assez mal éduquée), elle n’a pas grand chose à faire de son apparence et, globalement, elle est plus intéressée par les objets que par les gens.

Les verres cassés commençaient déjà à cicatriser, mais il leur faudrait plusieurs heures avant guérison complète. Ophélie les posé sur son nez. Un objet se réparait plus vite s’il se sentait utile, c’était une question de psychologie.

Jusqu’à ce que les doyennes d’Anima, auxquelles Artémis a délégué son pouvoir, accède à une requête d’une arche du Nord, le « Pôle », un mariage diplomatique avec Thorn.

Accompagnée de sa tante pour lui servir de chaperon, elle va devoir quitter Anima et découvrir une arche très différente, où tout n’est qu’illusions, où le danger est permanent et le guerres des clans de la cour sans merci.

Christelle Dabos fait preuve d’une imagination débordante et d’un talent étonnant pour décrire un monde aux dimensions proprement colossales. Elle excelle dans les descriptions de ces sociétés complexes, qu’elle a l’intelligence de délayer pour donner à l’histoire un souffle étonnant, créant un livre qu’on dévore littéralement.

Bref, vous l’aurez compris, je suis conquis !
Maintenant, je vous laisse, il faut absolument que je reprenne ma lecture du tome 2.


Retrouvez cette critique sur Sens Critique où vous pouvez aussi me retrouver !