Une forme par jour, à vous de compléter le dessin !

Faut que je vous cause d’un truc que j’ai découvert dernièrement sur twitter et que je trouve génial : la forme du jour. Le principe est tout simple : tous le jour une forme est proposée, à chacun de se creuser la tête pour l’interpréter.

Je m’y essaie pour ma part, modestement, depuis le 28 août et, si je ne me fais pas d’illusions quant à la qualité de mes productions, cela a le mérite de chatouiller mon imagination et m’aide à mieux maitriser le dessin sur iPad 🙂

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En parcourant le mot-dièse #formedujour, c’est assez bluffant : chacun y va se son interprétation, certains s’efforçant de rester proche de la forme, d’autres s’autorisant, par exemple, à la faire tourner (j’évite mais ne me l’interdit pas). C’est presque ce qui rends ce défi si intéressant : la forme est imposée… mais c’est tout. Pour le reste, c’est à chacun de se créer ses règles et, tous les jours, de se creuser la tête !

Quand les parisiens visitent Paris : Notre Dame

Quand les parisiens visitent Paris : Notre Dame

Nous avons fini en beauté cette période de vacances en décidant de faire du tourisme… mais chez nous !

Nous avons donc été visiter Notre Dame, et surtout monter en haut de ses tours. On en a tous les quatre eu plein les yeux, que ne l’avions nous pas fait plus tôt ?

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Ma critique de « Ada » d’Antoine Bello

Ma lecture précédente était un autre roman d’Antoine Bello (dont j’avais déjà lu L’homme qui s’envola au mois de mai dernier). Hasard, il se situe lui-aussi en Californie (comme Little Brother je veux dire).

Franck Logan est flic. Il doit enquêter sur la disparition d’Ada mais c’est une disparition un peu particulière car Ada n’existe pas, ou plutôt disons qu’elle n’existe pas « physiquement ». Ada est une intelligence artificielle créée par la startup « Turing Corp » pionnière sur le sujet.

Je ne vous en dirais pas plus ici sur l’intrigue, sachez juste que c’est un bon polar.

C’est un bon polar, mais c’est aussi, et c’est ce qui en fait tout l’intérêt, un roman d’anticipation : suivre la logique d’Ada est vraiment amusant, et le roman est vraiment intelligent mais il devient presque dérangeant tant il questionne, légitimement et avec justesse, les avancées technologiques mal maitrisés et fait écho à certaines prises de paroles récentes quant aux dangers pour l’Humanité de certaines innovations, dont les recherches en Intelligence Artificielle.

Chaque innovation rendue possible par la technologie était désormais mise en œuvre sur-le-champ, sans qu’on prenne le temps d’en évaluer les implications éthiques, sociales ou économiques. On inséminait des sexagénaires, on clonait à tout-va, on changeait de sexe pour un oui ou pour un non. Le concept de vie privée perdait chaque jour un peu de sa substance : la NSA écoutait nos conversations au nom de la sécurité nationale, Google n’ignorait rien de nos petites laideurs et les maris jaloux lisaient la correspondance de leurs épouses. On greffait des cœurs, on remplaçait les articulations défectueuses par des prothèses en titane, on vaccinait es populations entières contre des maladies rarissimes. Les médias saluaient avec une unanime béatitude l’allongement de l’espérance de vie, prédisant pour bientôt l’avènement de l’immortalité. Tout cela allait trop vite pour Frank : Américains, Russes, Chinois, personne n’avait de plan, l’humanité fonçait à sa perte tel un pilote déchainé aux commandes d’un bolide dont chaque nouvelle technologie débridait un peu plus le moteur.


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