Ma Critique de « Par bonheur, le lait » de Neil Gaiman, illustré par Boulet

Un roman « total foutraque »

Que ne ferait pas un super papa pour mener à bien sa mission, ramener du lait pour le petit déj’ de ses enfants ? (et aussi, un peu, pour son thé, faut avouer)

Dans le désordre, et sans trop en dévoiler, il croisera :

  • des extraterrestres (ils m’ont un peu fait penser aux vogons sauf qu’ils ne veulent pas la détruire la Terre pour faire passer une autoroute hyperspatiale, ils veulent juste la redécorer…)
  • un stégosaure (l’inventeur, entre autres, du voyage dans le temps et du transporte-personne-par-boule-flottante)
  • la Reine des Pirates et son équipage de pirates sanguinaires
  • des poneys étoilés et pailletés (selon la mode)
  • une tribu d’indien (qui a fait une très mauvaise récolte l’an dernier)
  • d’affreux wompires affamés
  • des piranhas
  • un volcan savant (particulièrement sur la metascience transtemporelle)
  • trois nains mauves portant des pots de fleurs sur la tête

Bref, c’est un peu n’importe quoi, mais un n’importe quoi gai, léger, bien illustré (par Boulet dont l’imaginaire est, sans surprise, parfaitement compatible avec celui de Neil Gaiman). Une bien belle lecture et un bien bel objet.


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Ma Critique de « Un pélican à Blandings » de PG Wodehouse

Wodehouse devrait être remboursé par la Sécurité Sociale

Lire un livre de PG Wodehouse (1880-1975) est à chaque fois un petit bonheur. Sir PG Wodehouse est l’un des rares auteurs à réussir à me faire m’esclaffer à la lecture de ses œuvres.
Si vous ne connaissez pas, je ne peux que vous le conseiller, c’est un antidépresseur particulièrement efficace ! Ça tient du Vaudeville pour les histoires de Laurel & Hardy pour les gags et des Monty Python pour l’absurde… Bref, un humour anglais parfait (voire l’archétype de l’humour anglais). Je ne m’en lasse pas.

« Un pélican à Blandings » ne fait pas exception : c’est un Wodehouse très classique

Cette fois ci, on se retrouve une nouvelle fois au château de Blandings, demeure de Lord Emsworth qui y serait particulièrement heureux s’il pouvait y vivre seul… enfin avec Beach quand même (son majordome) et surtout avec l’Impératrice (sa truie de concours).
Hélas, l’une de ses sœurs, la terrible Lady Constance (on dit d’elle qu’elle « aurait dominé Napoléon, Attila le Hun et n’importe quel champion de catch poids lourd ») débarque, accompagnée de Miss Vanessa Polk (une amie rencontrée pendant la traversée). Et, à partir de là, c’est le débarquement : le Duc de Dunstable (que Lady Constance verrait bien avec Miss Polk), lui-même accompagné de sa nièce, Linda Gilpin et d’un tableau qu’il souhaite revendre à Wilbur Trout (car il lui rappelle l’une de ses (nombreuses) ex-femmes)).
Heureusement pour Lord Emsworth, son frère Galahad (un ancien fêtard qui « vit de whisky depuis des siècles et n’a pas dormi avant d’avoir 50 ans ») arrive à la rescousse (il espére aussi pouvoir aider l’un de ses filleuls, John Halliday, ex-fiancé de Miss Gilpin)…

Si on rajoute à cela une histoire de faux tableau, quelques gags classiques (mais toujours drôles), et bien-sûr quelques invités qui sont là sous de faux noms, tout est réuni pour un Wodehouse typique : une histoire trépidante où tout (et tous) s’embrouille et où les rebondissements foisonnent jusqu’à nous donner le vertige… puis tout se détricote rapidement (c’est là le génie de Wodehouse : ne jamais s’éterniser) ne nous laissant qu’un grand sourire 🙂

– J’ai cru comprendre que Lord Emsworth était quelque peu excentrique.

– Excentrique, mon oeil ! Il est cinglé jusqu’au trognon. Regardez comment il parle de son cochon. N’importe qui, ayant la moitié d’un oeil, verrait qu’il est trop gras, mais il prétend qu’il est supposé être gras. Il dit qu’on lui a donné des médailles parce qu’il est gras, ce qui vous montre à quel point il est malade.

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On ne réinvente pas Star Wars

On ne réinvente pas Star Wars

J.J. Abrams nous avais prévenu : « Star Wars VII sera un hymne à la première trilogie ». On avait compris qu’on retrouverait les personnages encore vivants des premiers épisodes… c’est le cas, bien sûr, mais ça va même plus loin : l’histoire même de cet épisode VII est en miroir de l’épisode IV !

Est-ce grave ? Non, pas du tout ! Grâce à ces fortes similarités dans la trame narrative, mais aussi à pas mal de références plus ou moins appuyés et de multiples clin d’œils, il a su trouvé l’équilibre dans la force pour transmettre cette « culture Star Wars » d’une génération à l’autre.

Comme dirait Han Solo « On est à la maison » : contents de retrouver cet univers incroyable et tant de vieux amis, mais aussi heureux de s’en faire de nouveaux.

C’est donc un épisode de transition, plus que plaisant… mais qui donne surtout hâte de voir la suite, maintenant que la jonction est faite et que nous sommes rassurés sur sa capacité à rester fidèle à la trilogie originale 🙂


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Ma Critique de « L’Hiverrier » de Terry Pratchett

Miyards, kel belle istouare k’set istourare de michantes sorcieures jaeyantes

C’est toujours avec plaisir qu’on se plonge dans l’univers du Disque-Monde, et c’est avec le même plaisir qu’on le termine.

L'Hiverrier« L’Hiverrier » est le 35e tome des annales du Disque Monde. Terry Pratchett y raconte l’apprentissage de Tiphaine Patraque, sorcière en devenir. Sa vie se complique quand, malencontreusement, elle se retrouve à danser avec l’Hiver(rier) et que, tout aussi malencontreusement, ce dernier tombe amoureux d’elle. Et comme il est tombé amoureux de Tiphaine, l’hiver ne s’arrête pas…

À Tiphaine, nouvelle incarnation de la « dame de l’été » de dénouer la situation, avec l’aide des collègues sorcières (on retrouve avec plaisir Mémé Ciredutemps et Nounou Ogg) mais aussi des ses amis du Causse : Roland, son héros (improbable héros mais héros quand même) et surtout les Nac Mac Feegle, sortes de gnomes sans peur (ils sont persuadés d’être déjà morts), vivants en clans et parlant une langue… fleurie (croisez les gnomes du grand livre avec quelques racines écossaises et un parler du Québec, mélangez et vous aurez une petite idée de ce qu’ils sont).

Bref, je vous laisse découvrir le reste (et si vous n’avez encore rien lu de Terry Pratchett, je ne peux que fortement vous encourager d’essayer !).

Terry Pratchett est toujours aussi drôle, son monde toujours aussi original (et de plus en plus consistant)


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