« Partout dans le monde, des solutions existent »

« Partout dans le monde, des solutions existent »

J’ai beaucoup aimé ce film car, alors qu’il part du constat alarmant que la planète est malade, que nous en sommes à la sixième extinction de masse, et que nous en sommes responsables, bref, que l’avenir est sombre… il parvient néanmoins à être étonnamment positif : soyons optimistes puisque nous avons des solutions. Tout autour du Monde, des hommes et des femmes, ne baissent pas les bras et s’attellent à imaginer, ensemble, des solutions toutes plus intelligentes et inventives les unes que les autres.

Bref, ça foisonne de bonnes idées (et ça dégouline un peu de bons sentiments) et, pari gagné, ça rends optimiste et ça donne envie, d’une manière ou d’un autre, d’en faire partie.

En vrac, sans doute dans le désordre et clairement de manière incomplète, voici quelques expériences et témoignages qui m’ont marqués.

Alimentation

  • À Detroit, la ville est en pleine décroissance forcée (700 000 habitants aujourd’hui alors qu’ils étaient près 2 millions en 1950) et doit se ré-inventer. Pour continuer à pouvoir trouver des légumes frais, et pour manger mieux et moins cher, la solution qu’ont trouvé les habitants est simple : investir les friches industrielles pour y cultiver des légumes.
    À lire : Comment Détroit se tourne ver l’agriculture
    Photo de ohbeatrice en licence CC BY-NC

    Photo de ohbeatrice en licence CC BY-NC

  • En Normandie, la Ferme du Bec Hellouin de Charles et Perrine Hervé-Gruyer obtient des rendements à faire pâlir les agriculteurs industriels. Leur recette ? La culture manuelle, la permaculture, l’association intelligente des plantes… Bref s’inspirer des écosystèmes naturels et tirer au mieux parti de chaque surface disponible.
    Cette photo provient du blog Ath en transition. Elle en licence CC BY-NC-SA

    Cette photo provient du blog Ath en transition. Elle en licence CC BY-NC-SA

  • À Totnes, dans le sud-ouest de l’Angleterre, on s’interroge : « Comment se débarrasser de cette addiction au pétrole ? Comment rendre nos communautés résilientes face au double défi du pic pétrolier et des changements climatiques ? » et la conclusion c’est qu’il était illusoire d’attendre une réponse en provenance des États et qu’en conséquence, autant commencer localement : mettre en place des permacultures communautaires sur un maximum de surfaces, favoriser le commerce local et milles initiatives favorisant les échanges et les expérimentations.
    À lire : À Totnes, la « transition » se porte très bien
    La photo est de Manfred Heyde. Elle est en licence GFDL

    La photo est de Manfred Heyde. Elle est en licence GFDL

  • Pierre Rabhi est agriculteur, philosophe, écrivain et penseur. Il défend un mode de société plus respectueux des populations et de la terre et soutient le développement de pratiques agricoles respectueuses de l’environnement et préservant les ressources naturelles.
  • Olivier de Schutter est juriste et a été rapporteur spécial des Nations-Unies sur le droit à l’alimentation. Pour lui, le modèle agricole est à bout de souffle, il faut passer à un modèle d’agro-écologie, le seule capable de nourrir la planète… mais aussi de la guérir.
  • Vandana Shiva est écrivain mais aussi militante, voire activiste, écologique. Depuis plus de 30 ans, elle défends la biodiversité et s’oppose aux biotechnologies.

Énergie & Économie

  • Dans le Nord-Pas-de-Calais, Emmanuel Druon est PDG de l’entreprise Pocheco qui produit des enveloppes durables. Chez Pocheco, on s’efforce d’appliquer des principes « écolonomiques » à la gestion de l’entreprise partant du principe que « Il est plus économique de produire de manière écologique. ». Réflexions sur l’énergie consommée, sur l’optimisation de l’utilisation, et du recyclages, de toutes les matières premières, mais aussi sur l’organisation humaine de l’entreprise et sur le modèle d’utilisation et de redistribution de ses bénéfices.
    À lire : Emmanuel Druon : Et plis c’est tout
    Ecolonomie, le livre
  • À Copenhague, on travaille à la ville aux piétons, aux vélos et, plus largement, aux habitants. Jan Gehl, architecte et Urbaniste, explique que « Plus vous donnerez de la place aux voitures, plus vous aurez de voitures. Plus vous donnerez de la place aux vélos, plus vous aurez de vélos. » Le choix est vite fait… non ?
    À lire : Comment Copenhague est devenue la capitale européenne du vélo
    Cette photo est de Daniele Zanni. Elles est en CC BY

    Cette photo est de Daniele Zanni. Elles est en CC BY

  • Bernard Lietaer est économiste. Il est l’un des plus grands défenseurs des monnaies complémentaires, et en particulier des monnaies locales. À Totnes et à Bristol, des monnaies parallèles permettent de favoriser le commerce local. En suisse, le Franc WIR est utilisé depuis 1934 pour les échanges entre les entrepreneurs locaux.
    À lire : Transition verte: la livre de Bristol défie la livre sterling et En complément de l’euro, les monnaies locales séduisent de plus en plus

Le billet de 21 Totnes Pound

Politique

  • En Inde, Elango Rangaswamy est un intouchable… mais aussi le maire de sa ville. Il cherche à affiner un modèle de démocratie participative pour vivre et décider ensemble.
    À lire : Elango turns Kuthambakkam village as a model village [en]
  • David Van Reybrouck est historien. Il cherche des solutions pour redynamiser la vie politique et s’assurer de son caractère démocratique. Il propose de revenir à un système de tirage au sort (comme pour les jurés d’assises et comme c’était le cas dans la Grèce antique).
  • En Islande, d’ailleurs, après la crise financière de 2008 qui a amené le pays près de la faillite, on a tiré au sort 1000 citoyens pour en tirer des conclusions, c’est à dire écrire un cahier des charges pour amender la constitution de manière à ce que ça ne se reproduise pas. Katrín Oddsdóttir fait partie du groupe de 25 islandais en assemblée constituante 2.0.
    À lire : Changing the way politics works: an interview with Katrin Oddsdottir [en]
    Cette photo est de Magnus Fröderberg. Elle est en licence CC BY-SA

    Cette photo est de Magnus Fröderberg. Elle est en licence CC BY-SA

Éducation

  • Kari Louhivuori est le principal d’une école en Finlande. L’école en Islande s’est engagée sur une voie qui fait rêver : apprendre aux enfants comment apprendre, s’adapter aux élèves plutôt que d’attendre d’eux qu’ils s’adaptent au système. Pas de tests standardisés, pas d’inspecteurs, pas d’examens. Tout tourne autour de la relation bienveillante entre les élèves et les professeurs.
    À lire : Why Are Finland’s Schools Successful? [en]

Pour résumer, il est urgent de :

  • Manger bio. Manger local. Réduire sa consommation de viande.
  • Promouvoir les énergies renouvelables
  • Privilégier les acteurs locaux et indépendants
  • Recycler, réutiliser, réparer, partager
  • Réfléchir, être inventifs, discuter, refaire le monde (boire des coups)

Retrouvez cette critique sur Sens Critique où vous pouvez aussi me retrouver !

Ma Critique de « La flèche du temps » de Martin Amis

Un OLNI (Objet Littéraire Non Identifié) exigeant mais passionnant

Time's arrowAlors qu’il était plongé dans un sommeil pressenti comme éternel, Tod Friendly réintègre le monde des vivants pour revivre chaque moment de son existence. Mais son existence n’est pas racontée par Tod, ou du moins, pas directement : le narrateur est comme coincé dans le corps de Tod (s’il est Tod, il ne l’assume pas même si, plus loin dans le roman, il passera du « je/il » au « nous » qui inclut le narrateur et Tod).

Le narrateur revit donc la vie de Tod, mais à l’envers. Sans points de comparaisons, rien, ou presque, ne le choque… Oh, il y a bien quelques anomalies qui l’étonnent tout de même : les relations amoureuses qui commencent généralement par de grandes disputes, les médecins qui semblent payés à blesser les gens ou à les rendre malades, les échanges monétaires dont la logique lui échappe…

J’ai déjà remarqué bien sûr que la plupart des conversations seraient
beaucoup plus compréhensibles si on les repassait à l’envers.

Au fil du roman, on plonge donc dans la vie de Tod Friendly et on découvre la vie d’un homme aux multiples visages (et aux multiples noms) dont les secrets pressenties se révèlent peu à peu au lecteur.

J’avais un peu peur, en commençant ce roman roman qu’il ne s’agisse que d’un exercice de style mais cet artifice littéraire est vraiment brillant. On se laisse rapidement porter par l’histoire, les situations inversées tournent rapidement au burlesque et on se prends à s’exercer à cette gymnastique mentale nécessaire si on ne veut pas relire les chapitres à l’envers (à l’envers de l’envers, j’entends… pour les remettre à l’endroit quoi).

Nous venions de bousiller deux adolescents. Leurs mères les avaient
amenés. Elles s’étaient immédiatement enfuies quand nous nous étions
mis au travail, elles avaient juste eu le temps de nous voir
méthodiquement défaire le bandes imbibées de sang. Nous avons enlevé
les points de suture et couvert les garçons de sang. Je me souviens
que Witney a habilement fiché une flèche d’arbalète dans la tête de
l’un des garçons tandis que j’enfonçais des tessons de verre brun dans
les cheveux de l’autre.


Retrouvez cette critique sur Sens Critique où vous pouvez aussi me retrouver !

Mondial Relay, c’est (pas) de la qualitäy (web)

Ce soir, j’ai du me rendre sur le site Mondial Relay pour choisir un point relais. Ça n’a l’air de rien, comme ça… mais ce site est tellement mal foutu que ça m’a donné envie d’en faire un billet !

Je me suis donc retrouvé là :
http://www.mondialrelay.fr/trouver-le-point-relais-le-plus-proche-de-chez-moi/

Déjà, c’est mal barré pour la Qualité web (coucou opquast) puisque la page n’a pas de title… bref… je ne suis pas là pour faire un audit, je suis là pour chercher un point relais. Ce pour quoi on trouve le formulaire rapidement, c’est cool…

Mondial Relay

… mais pour les labels sur les champs du formulaire, faudra repasser 🙁 (je suis chiant avec ça, c’est une déformation professionnelle). J’ai mis un petit moment à comprendre que la phrase « Saisissez un code postal, une ville et un pays », en dessous du formulaire, était là pour que je sache que je devais rentrer mon code postal dans le premier champ et ma ville dans le second… ce que je me suis alors empressé de faire.

Après avoir renseigné ces deux infos, j’ai essayé de valider le formulaire avec ma touche « Entrée », bêtement… et, évidemment, ça n’a pas fonctionné. Qu’à cela ne tienne, utilisons le bouton « Rechercher » (grrrr).

Là, le site m’a trouvé 20 points relais à proximité. C’pas mal, non ? Enfin, sauf que…

Carte des points relais

Je sais pas vous… mais, moi, ce point relais au nord d’Arras (en zoomant, c’est Hazebrouck en fait), ça m’étonne un peu quand même… Je clique sur le picto pour comprendre en quoi « Hazebrouck » est proche de « Paris 19 ».

Hazebrouck

Ah d’accord ! C’est donc une boutique sur l’avenue de Flandres… ça doit être la Flandres qui l’a perdu. Trop complexe, ça, avenue de Flandres. Heureusement que je n’ai pas demandé les points relais du quartier de St Lazare, il aurait fallu vachement zoomé pour pouvoir placer les rue de Londres, de Liège, de Bucarest, de Moscou, etc.

Bref. De toute manière, celui de la rue de Meaux me parait le plus pratique pour moi. Mais j’aime pas les copier/coller alors, comme je suis un utilisateur super avancé, je me suis dit que ce serait aussi simple de récupérer une URL pointant sur le point relais choisi….

…sauf que ce détail s’ouvre en lightbox (sans changement de l’URL de la page évidemment). Tant pis.

Mais, je le répète, je suis un utilisateur super avancé, alors je ne m’avoue pas vaincu aussi facilement, j’essaie d’être plus futé que les machines : plutôt que de cliquer sur le lien pour ouvrir la lightbox, je fais un clic droit pour l’ouvrir dans une nouvelle fenêtre. Hé ben, en fait, non. Ça marche… mais je ne suis pas sur que ça aide beaucoup :

Détails du point relais

Du coup, j’ai fait un copier/coller et basta. Que je puisse fermer ce p***n de site et, surtout, ne plus jamais y revenir.