La journée sans voitures ?

La journée sans voitures ?

Aujourd’hui, à Paris, c’était la « Journée sans voitures ». Enfin presque

« Presque » parce qu’il faut avouer que la ville de Paris a été plutôt timide dans l’organisation de sa première journée sans voitures :

  • seul l’hypercentre devait être sans voitures,
  • le reste de la ville restant accessible mais la vitesse devait être limitée à 20 km/h,
  • sauf évidemment pour les véhicules d’urgences, les taxis et les bus,
  • le tout de 11h à 18h.

Malgré ces restrictions, ça avait le mérite d’exister.

« Avait » car c’était aujourd’hui et que j’avoue avoir été un peu déçu de ce que j’ai vu.

Certes marcher sur les Champs et dans les rues du centre avait quelque chose d’un peu irréel… mais, ailleurs, je n’ai pas vraiment vu de différence… pas moins de voitures, et qui ne roulaient pas moins vite. Les conducteurs n’ont sans-doute pas joué le jeu, et rien n’avait l’air fait pour les y encourager (voire pour les informer ? Le centre était bloqué avec des barrages indiquant « Journée sans voiture » mais y avait-il des dispositifs d’information aux entrées de la ville ?).

Bref, je vous mets quelques photos quand même (peu et pas de super qualité mais j’ai toujours un peu de mal à prendre des photos quand j’ai un loulou de presque trois ans sur les épaules, désolé) et j’espère vraiment que l’expérience sera renouvelée l’an prochain… mais mieux parce que Paris le mérite !

Ils ont aussi du se rendre compte que cette journée n’était pas glorieuse à la Mairie… l’article sur la journée sans voitures, bien que toujours en Une et en suggestion de recherche, est ce soir en 404…
Paris.fr - Erreur 404http://www.paris.fr/actualites/le-27-septembre-journee-sans-voitures-2817

#NotreBudget : Parisiens, vous avez jusqu’au 26 septembre pour voter

#NotreBudget : Parisiens, vous avez jusqu’au 26 septembre pour voter

Je trouve cet expérience de démocratie participative expérimentale vraiment intéressante et j’y adhère cette année encore plus que l’année passée.

En effet, l’an dernier, on pouvait craindre l’aspect « gadget », une opération qui servirait plus à de la communication qu’à autre chose… mais le fait d’avoir continué à nous informer sur l’état d’avancement des projets de l’an dernier me laisse espérer que, si l’aspect comm’ est évidemment là, ce n’est pas la principale raison d’être du projet. En tant que parisien, nous devons saisir cette chance de pouvoir nous exprimer et soutenir les projets que nous trouvons les plus intéressants, intelligents, importants, touchants, nécessaires, indispensables…

Cette année, j’ai 2 projets qui me tiennent à cœur et que je vous conseille (demande ?) particulièrement de soutenir :Le projet no2 : De nouveaux équipements à l’intérieur des crèches, Lui-même issu du projet no21 : Une cabane pour la crèche Verdun que j’ai moi-même proposé l’an dernier alors que j’étais au Conseil des Parents de la crèche.

Je ne suis plus au Conseil des Parents, car je n’ai plus d’enfants en crèche… mais je trouve le projet intelligent (et pas très cher). Les jeux des crèches s’abiment en étant laissés aux intempéries, quand il serait rapidement bien plus rentable de financer ces cabanes pour, rapidement, réduire les besoins de renouvellement des jeux.

Bref, je vous en fais l’article. Il vous reste 2 jours pour voter. Go  ! Go  ! Go  !


La photo d’entête est en licence CC BY-NC 2.0. Elle est de UnShuttered Soul~ Good to be busy!.

Je suis certifié Opquast !

Je suis certifié Opquast !

[Mise à jour du 24 septembre : j’ai mon badge ! Je l’ai mis dans mon profil Mozilla Backpack mais je peux aussi vous le mettre ici :
Certificat Qualité web de Arnaud Malon


C’est bon, c’est fait, j’en sors… je viens de passer l’examen Opquast Certified et je vais pouvoir partir en vacances !

Pourquoi passer l’examen ?

  • Parce qu’on est en pleine refonte de nos sites et que ça permet de s’y préparer.
  • Parce que ça fait des années qu’on table sur la qualité en général (et sur l’accessibilité en particulier)… et que, quitte à passer pour des emmerdeurs, autant passer pour des emmerdeurs compétents
  • Parce que l’approche transverse d’Opquast corresponds bien à notre fonctionnement d’équipe : des profils divers et complémentaires… mais des travaux en communs, basés sur le collectif.
  • Par amour du travail bien fait. On est pragmatique, donc on essaie de ne pas faire de sur-qualité… mais on essaie surtout de ne laisser personne sur le coté du chemin.
  • Parce que, de toute manière, j’avais déjà lu le livre, échangé (à Paris Web, aux séminaires AccessiWeb…) avec les gens de Temesis, voire visionné les vidéos des conf d’Elie… alors, tant qu’à faire…

Comment ça se passe ?

  1. Une journée de formation avec Laurent Denis, vraiment intéressante. Je m’attendais à une présentation d’opquast et la journée a été, en fait, bien plus enrichissante car tournant autour de la notion même de qualité et les principes sous-tendant la construction du référentiel de bonnes pratiques. C’était bien mieux car bien plus intéressant, et surtout compliqué à faire seul, alors que la découverte/l’appropriation des bonnes pratiques se fait très bien ensuite.
  2. Vous êtes censés repartir de là avec le livre Qualité Web (sauf s’ils doivent arriver par la Poste… auquel cas, foncez direct à l’église la plus proche allumer un cierge)
  3. Un mois de training (en fait un peu moins, mais c’est ma faute : je voulais partir en vacances). Là aussi, c’est vraiment bien foutu, vraiment fait pour que, quelque soit votre profil, vous puissiez vous approprier la démarche, petit à petit, crescendo. Vous apprivoisez le livre, on vous conseille des lectures en ligne, voire des vidéos (parfois, vous vous rendez compte que vous l’abez déjà lu… voire que vous étiez le premier à avoir commenté une vidéo), des quizz valident les étapes, tous un peu plus compliqués que les précédents… mais où vous améliorez quand même vos scores, validant ainsi que votre formation se passe bien. La derrière étape, après un test récapitulatif servant essentiellement à vous rassurer sur l’appropriation de vos nouvelles connaissances, c’est un examen blanc… prélude logique à l’examen final
  4. Un examen d’1h30 sur lequel je ne vous dirais rien (gniark)

Des critiques ? Des améliorations ?

  • Certaines bonnes pratiques ne sont pas/plus vraiment à jour… mais ça, c’est en cours car Opquast V3, c’est parti
  • Il faudrait relire tout ça quand même parce qu’il y a pas mal de petites gougounes de textes et de typo et que ça fait pas sérieux 😉
  • Faudrait songer à former La Poste pour qu’ils aient un référentiel de bonnes pratiques leurs permettant de livrer correctement les colis qu’on leur confie, d’informer correctement leurs clients, de répondre aux mails (et autres sollicitations) qu’on leur pose)
  • L’examen est vraiment plus compliqué que l’examen blanc… et, au vu des premiers scores de l’équipe, je dirais que ce sont les scores de l’examen (dont le mien) qui reflètent le mieux notre niveau de compétences… donc je dirais que c’est la difficulté des examens blancs qui doit être ajustée.
  • Faire encore mieux connaître tout cela parce que vraiment ça le mérite.

Alors, heureux ?

OUI. C’était vraiment une super expérience. On en sort affutés, prêts pour fignoler un nouveau site de qualité (ça tombe bien, c’était le but), on a appris, tous, pleins de choses. On a passé un mois à beaucoup échanger sur la qualité : du coup, outre l’émulation certaine entre les différents membres de l’équipe (nous ne sommes que des humains), j’ai vraiment l’impression qu’on a partagé quelque chose, et qu’on a progressé tous ensemble. Merci Temesis !

(L’image d’entête est une photo de Kristina Alexanderson publiée sur Flickr en licence CC by-nc-nd)

Payer, oui. Afficher des pubs, oui. Être traqué, non.

Payer, oui. Afficher des pubs, oui. Être traqué, non.

Depuis quelques temps, on voit fleurir des articles sur les bloqueurs de pubs un peu partout, dans des médias spécialisés mais aussi dans des médias généralistes. L’augmentation de la part des internautes en utilisant fait peur, l’arrivée des bloqueurs de pubs sur iOS 9 semble terroriser.

Est-ce que les médias ont raison d’avoir peur ?

Oui. Une information de qualité coûte cher à produire et les modèles économiques du net ne sont pas légion. Soit les internautes sont prêts à payer mais il faut vraiment leur fournir un contenu de qualité, à valeur ajoutée (mediapart), soit les contenus sont gratuits mais leur production est financée par la publicité. (entre les deux, vous pouvez décider de réserver des contenus premium à vos abonnés, ou bien proposer une formule gratuite avec pub et une formule payante sans les pubs).
Bref, si vous voulez des contenus de qualité gratuit, acceptez les publicités ; si vous ne voulez pas de publicités, acceptez de payer.

Est-ce qu’ils ne devraient pas aussi se remettre en cause ?

Oui. Faut pas déconner non plus, c’est pas parce que je comprends la nécessité des publicités, et que j’en accepte le principe, que j’en valide les dérives… et elles sont nombreuses. Entre les publicités obèses qui m’empêchent vraiment de lire, les vidéos qui se lancent toutes seules (et que je sais jamais dans quel onglets elles sont et que ça me gave), les sites qui vendent mes données de navigation (à la criteo et, vraiment, ça me gave de me payer des pubs de pompes pendant un mois quand, une fois, je décide d’essayer de m’en acheter sur le net), voire qui vendent mes données personnelles.

Est-ce que, moi, j’utilise un bloqueur de pub ?

Non. Je suis abonné numérique au Monde pour les soutenir, je soutiens financièrement les médias qui m’apportent un éclairage pertinent sur l’actualité. Pour les autres, j’accepte le principe de la publicité.
Mais je n’accepte pas tout pour autant. J’utilise l’extension Privacy Badger de l’Electronic Frontier Foundation, j’ai configuré mon navigateur pour indiquer que je ne voulais pas être pisté et je n’accepte la pose de cookies qu’à partir des sites que je visite.

Et donc, si on faisait un pacte ?

On dirait que les internautes acceptent de payer pour de la qualité, et acceptent les modèles économiques basés sur la publicité mais on dirait aussi que les éditeurs de site respecteraient notre vie privée et qu’ils se poseraient la question sur les formats et les modèles de pubs acceptables ?

On en profiterait pour dire que détecter les bloqueurs de pubs, pourquoi pas, c’est peut-être un bout de la solution… mais dans ce cas, on dirait qu’ils essaieraient de bien le faire, pas comme La Chaîne Météo qui ne veut pas me donner ses pubs alors que je ne bloque pas leurs publicités (mais Privacy Badger bloque quand même 16 traqueurs !)

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