Hiroshima mon amour

Hiroshima mon amour

Depuis hier, je vois passer beaucoup d’articles sur Hiroshima à l’occasion de la commémoration des 70 ans de son bombardement.

J’ai visité Hiroshima en 2007, lors de mon voyage de noces au Japon, et ce fut, pour ma femme comme pour moi, l’un des temps forts de notre voyage. 8 ans après, ces articles sur Hiroshima continuent de résonner en moi… Je me suis donc décidé à partager ici quelques conseils pour vous convaincre d’y aller et, si j’y arrive, pour profiter au mieux de cette visite.

Conseil no 1 : y aller

Hiroshima, c’est la ville qui parle à votre tête, à votre cœur et à vos tripes. Mon premier conseil est donc tout simplement d’y aller absolument.
Depuis le 6 août 1945, la ville est universellement connue pour avoir été la cible du premier bombardement atomique de l’Histoire. Quand on décide d’y aller, c’est donc évidemment avec la curiosité de découvrir ce que cette ville est devenue après cet événement effroyable.

La Cité de la Paix

Depuis 1949, Hiroshima est la Cité de la Paix… et c’est effectivement la première chose qui nous a marqué là-bas : sur les ruines de leur cité, les habitants d’Hiroshima ont su reconstruire une ville toute entière tourné vers la paix. Le message que délivre aujourd’hui Hiroshima, c’est plus jamais ça à travers une incroyable sensation de paix et de fraternité.

Conseil no 2 : loger au World Friendship Center

Le World Friendship Center n’est ni un hôtel, ni une auberge de jeunesse : c’est une maison d’hôte, assez proche du centre, appartenant à une ONG américaine qui vous propose de vous loger mais aussi de vous faire découvrir la ville et de rencontrer des « Hibakushas » (des survivants du bombardement).
WFC

Petite histoire du WFC

En 1951, Barbara Reynolds et sa famille aménage à Hiroshima. Son mari travaille à une étude sur les effets des radiations sur les enfants d’Hiroshima. Pendant 3 ans, Barbara passe le plus clair de son temps à rencontrer des hibakusha. Elle en ressort convaincu que leurs témoignages ne doivent pas être oubliés, et surtout qu’en les faisant connaître, on contribuera à ce que ça ne se reproduise plus.

Le 7 août 1965, elle fonde le World Friendship Center, convaincue que la ville d’Hiroshima (et ses hibakusha) est désormais porteuse d’un message universel de paix… que le centre doit aider à essaimer. Accueil des visiteurs, organisation de rencontres et de visites mais aussi traduction des récits des hibakusha, cours d’anglais, création du programme Peace Ambassador Exchange (PAX) dans le cadre duquel des équipes sont envoyés aux États-Unis, en Pologne, en Allemagne et en Corée…

Aujourd’hui, le centre est resté fidèle à ses principes fondateurs. Des couples de volontaires américains se relaient pour le tenir. C’est un endroit incroyable que je ne peux que chaudement vous recommander.

Conseil no 3 : Visiter le Musée de la Paix et jardin Mémorial pour la Paix

Commencez par la visite du musée, c’est une expérience particulièrement intense. Réservez donc la visite des jardins pour après, cela vous permettra de vous en remettre dans le calme des jardins.

Le Mémorial pour la Paix

La visite du musée va crescendo, présentant d’abord les éléments historiques ayant amené les États-Unis à lancer la bombe. Tout y est présenté sans pathos et sans ressentiment, avec une grande objectivité… ce qui est en soi déjà impressionnant dans un pays qui a encore beaucoup de mal avec cette partie de son histoire.

La première attaque atomique de l’histoire

Le 6 août 1945 à 8h15, le bombardier B29 Enola Gay largue la bombe à près de 9 000 mètres au-dessus de la ville. À 8h16, après 43 secondes de chute libre, la bombe explose à 587 mètres du sol, au cœur de l’agglomération.
L’explosion rase instantanément la ville ; 75 000 personnes sont tuées sur le coup. Dans les semaines qui suivent, plus de 50 000 personnes supplémentaires meurent. Le nombre total de morts reste imprécis ; il serait de l’ordre de 250 000. Sur les 90 000 bâtiments de la ville, 62 000 sont totalement détruits. Il ne resta aucune trace des habitants situés à moins de 500 mètres du lieu de l’explosion.

Les faits vous glacent déjà les sangs… mais ils ne sont rien comparés au second bâtiment du musée dans lequel l’historien laisse la place aux témoins pour présenter les dégâts matériels et humains… l’ambiance s’alourdit et les émotions sont vives. Âme sensibles s’abstenir (ma femme s’est arrêté avant les conséquences humaines, c’était trop pour elle).

Rien que cette visite est en soi une expérience inoubliable. Une fois sorti, vous serez comme étonné de la légèreté de l’ambiance qui règne à Hiroshima. On sort du musée lourd et grave… mais l’optimisme revient en constatant que cette fureur destructrice n’a pas détruit la ville mais, qu’au contraire, elle lui a permis de ce transcender, de devenir un symbole de Paix pour le monde entier.

D’ailleurs, en vous promenant dans le jardin, vous croiserez de nombreux japonais dont certains vous demanderont certainement de leurs prendre la main pour, durant une minute de silence partagée, prier pour la paix dans le Monde.

Les divers monuments que vous pourrez trouver dans les jardins sont tous également tous porteur d’une charge émotionnelle forte.

  • Le Cénotaphe commémore la mémoire des victimes.
  • La Flamme de la Paix brulera tant qu’il existera des armes nucléaires dans le monde.
  • La Cloche de la Paix résonne tous les 6 août.
  • Les Portes de la Paix portent l’inscription « Paix », retranscrite en 49 langues et 18 alphabets ; leur nombre fait écho aux neuf Cercles de l’enfer du poète italien Dante, auquel fut rajouté un dixième cercle, celui de Hiroshima.
  • Le Monument de la Paix des enfants est particulièrement émouvant. Il garde la mémoire de Sadako Sasaki, jeune japonais iradiée en 1945 qui, selon une ancienne traditions japonais, a voulu réaliser un millier de grues pour avoir son souhait exaucé. Depuis, des milliers de grues en papier du monde entier y sont déposées quotidiennement.
  • Les cocottes du mémorial des enfants

  • Le Dôme de Genbaku est le bâtiment ayant résisté le plus proche de l’hypocentre de la bombe. L’édifice aurait dû être détruit mais la ville de Hiroshima décida de le garder dans l’état dans lequel il se trouvait juste après l’explosion, afin de laisser une empreinte éternelle à cette catastrophe. En 1996, il a été inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO avec comme argument que « le Dôme est devenu un monument universel pour l’humanité entière, symbolisant l’espoir d’une paix perpétuelle et l’abolition définitive de toutes les armes nucléaires sur la Terre

Atomic Bomb Dome

Conseil no 4 : Shukkeien Garden

Après ces visites éprouvantes, je vous conseille de déambuler dans les allées duu magnifique jardin Shukkein pour découvrir, reproduits en miniatures, les panoramas naturels les plus grandioses.
Le jardin date de 1620 et est donc l’un des symbole de la renaissance d’Hiroshima, de ce message d’espoir d’une ville qui reste tout entière tournée vers l’avenir.

Shukkeien Garden

Conseil no 5 : maîtriser un minimum de japonais

Ça c’est un conseil générale si vous voulez pouvoir visiter le Japon en étant un minimum autonome et en sortant des sentiers battus. Je ne parle pas d’années de pratiques mais la connaissance des 2 alphabets japonais et la connaissance de quelques phrases de bases feront vraiment la différence. Ne serait-ce pour montrer aux japonais votre volonté d’aller vers eux.

Voilà, ça m’a fait beaucoup de bien, 8 ans après, d’écrire tout cela.. j’espère vraiment que certains le liront et iront à Hiroshima.
Si vous êtes parisiens, ou vous passez par Paris, n’hésitez pas à me contacter : on pourra manger japonais et discuter de tout cela 🙂

Un Week-end à Vérone

Un Week-end à Vérone

Hé non, il  n’y a pas que Venise en Vénétie, il y a aussi Vérone ! Je dois pourtant avouer que, à part « Roméo & Juliette », le nom de Vérone n’évoquait pas grand chose pour moi… avant le week-end dernier. J’en reviens conquis, et je vais vous expliquer pourquoi.

La ville de Vérone

Vérone se trouve donc en Italie du Nord, plus précisément en Vénétie, à proximité du lac de Garde. À 1h45 de vol de Paris, c’est une destination idéale pour goûter, le temps d’un week-end à la “dolce vita”. La visite de la ville révèle un passé particulièrement riche :

  • L’époque romaine : Vérone a été fondée au Ier siècle après JC par les romains qui ont laissé de nombreux vestiges, notamment les Arènes de Vérone mais également un théâtre, plusieurs portes antiques et un pont aujourd’hui bimillénaire.
  • À l’époque médiévale et à la renaissance, la ville s’est considérablement développée sous la protection de la République de Venise. On en retiendra le Castevecchio devenu, depuis, un musée.
  • En 1597, William Shakespeare a immortalisé les amants de Vérone, alias “Roméo & Juliette”, rendant la ville célèbre dans le monde entier

Arco dei Gavi

Ses principaux monuments

Bon plan : pour ne pas vous ruiner en visites, pensez à la Verona Card (18 € la carte 24h, 22 € la carte 48h). Ça vaut le coup car les visites peuvent rapidement coûter cher.

  • Les arènes
    Un amphithéâtre romain qui pouvait accueillir plus de 30 000 personnes. À partir de la Renaissance, il a de nouveau servi de cadre à des spectacles et depuis 1913, c’est devenu la plus grande salle d’Opéra au Monde. Au moment où nous l’avons visité, ils étaient en train de monter le décor d’Aida et, fan ou pas fan d’Opéra, ça donne quand même rudement envie de revenir pour pouvoir assister à une représentation !
Les arènes
  • Le Castelvecchio
    Édifié au moyen-âge pour défendre la ville, le château est aujourd’hui devenu un musée… et même un très beau musée. Vous y trouverez des collections d’art véronais, peintures et sculptures, du moyen-âge au XVIIIe siècle. Le bâtiment en lui-même est déjà impressionnant et la muséographie vraiment bien faite. Last but not least, un pont médiéval fortifié franchissant l’Adige fait parti du complexe : le Ponte Scaligero.
Castelvecchio
  • La Torrei dei Lamberti
    Dominant la très belle Piazza delle Erbe, la Torrei dei Lamberti vous offrira un panorama impressionnant sur toute la ville de Vérone.
Vue de la "Torre dei Lamberti"

… et les autres choses à faire

  • Boire un Caffè Shakerato sur la Piazza delle Erbe : c’est très bon, très rafraichissant !

Caffe shakerato
Une photo publiée par Arnaud Malon (@zemoko) le

  • Visiter l’Arena Museo Opera, de préférence après visité les arènes. Nous avons pu y voir une magnifique expo : « Dario Fo dipinge Maria Callas » qui raconte la Callas à travers les œuvres de Dario Fo. On peut également visiter les collections permanentes « Un siècle d’Opéra », qui donnent une bonne idée de ce que doit être une représentation aux Arènes avec de très belles photos de décors tous les un plus beaux que les autres (et ça donne vraiment envie !).

Dario Fo dipinge Maria Callas

  • Flâner le long de l’Adige, voire passer le Ponte Piettra pour monter au Castel San pietro pour profiter d’un panorama exceptionnel sur la ville (voire y prendre l’apéro… mais nous, nous n’avons pas eu de chance, le resto était réservé pour un mariage…)
Vérone
Vue
  • Manger au bord de l’Adige, c’est moins cher qu’en plein centre et c’est vraiment très bon
  • Faire du shopping autour de la via Mazzini. Nous, nous ne sommes pas trop fringues mais je peux vous conseiller la boutique Fabriano pour acheter de la papeterie locale (très locale) et Citta del Sole si vous avez des nains qui attendent des cadeaux à la maison et que vous avez envie de leurs ramener du “Made in Italy”
  • Profiter de la Dolce Vita

Bonus vérité : Roméo & Juliette

À Vérone, vous pouvez visiter la “maison de Juliette”… est-ce vraiment la maison de Juliette ?
Non, c’est une demeure construite au XIIe siècle pour la famille “Dal Cappello”. Au XIXe siècle, la consonance entre “Dal Cappello” et “Capuleti” a laissé croire que cette demeure était celle de Juliette Capulet.
Mais alors, le balcon, ce n’est pas celui de Juliette ?
Non. En fait, la légende a précédé la maison… et le balcon.
Au XIXe siècle, la maison est devenue un musée et ce n’est qu’en 1940 que le propriétaire y a fait rajouter la balcon pour mieux coller à la légende
Et la maison Montaigu… non plus ?
Non plus ! En fait, c’est la demeure de la famille Montecchi
Mais Roméo et Juliette ont bien existé quand même ?
Euh… non. C’est une histoire fictive, que William Shakespeare n’a pas même inventé.
La première version de l’histoire date de 1476 : « Il Novelino » de Masuccio Salernitano et il n’avait pas spécifié Vérone comme le lieu de l’histoire.
Quelques années après, c’est Luigi da Porto qui, dans son « Istoria novellamente ritrovata di due Nobili Amanti » place l’histoire à Vérone.
Cette version sera reprise en 1554 par Mathieu Bandello dans sa « Novelle », puis versifiée en 1562 par Arthur Brooke dans le poème « Tragicall Historye of Romeus and Juliet », écrit en 1562.
C’est ce poème qui sera la source utilisée par William Shakespeare pour saa pièce.
Le balcon de Juliette
Le balcon de Juliette
Mon Raspberry s’habille « Classic »

Mon Raspberry s’habille « Classic »

Ça fait que je suis Chris McVeight et ses fabuleuses créations en lego… alors quand j’ai commencé à me poser la question de comment habiller mon Raspberry Pi, l’idée des lego est venue très vite… et ses créations juste après.

J’ai hésité entre son modèle de Macintosh (Classic) et celui d’iMac (plus dispo sur son site mais il m’a gentiment envoyé un fichier Lego Digital Designer). Finalement, le Raspberry + son écran tactile étaient trop épais pour l’iMac alors je suis resté sur le Classic.

J’ai joué avec ses modèles pour en faire une version adaptée à mon projet : un peu plus grande, avec la place pour le Raspberry et l’écran, qui puisse s’ouvrir pour récupérer l’ensemble, avec les différentes prises accessibles.

J’ai fini par arriver à un premier modèle… pour me rendre compte que c’est naze, en fait, Lego Digital Designer : ils te proposent des tas de pièces qu’ensuite tu ne peux pas acheter sur leur site (via Pick a brick donc).

Grrrr, j’ai donc recommencé mes essais pour réussir à concevoir un modèle avec uniquement les pièces disponibles. Et voilà donc le résultat !

J’arrive bien à accéder à l’écran, je peux utiliser les prises USB et, avec quelques ajustements de dernières minutes, j’ai même réussi à le brancher sans devoir tout casser ! Bref, je suis assez content 🙂

Et maintenant, quelques photos :
Raspberry Pi déguisé en Macintosh Classic en Lego

Raspberry Pi déguisé en Macintosh Classic en Lego

Il s’ouvre pour accéder au Raspberry

Raspberry Pi déguisé en Macintosh Classic en Lego

Vu du dessus

Raspberry Pi déguisé en Macintosh Classic en Lego

Démarage

Raspberry Pi déguisé en Macintosh Classic en Lego

Et voilà Raspbian lancé 🙂

Premiers retours sur l’apple watch

Premiers retours sur l’apple watch

Depuis vendredi dernier, pour la première fois depuis 20 ans, j’ai de nouveau une montrer au poignet… mais attention, pas n’importe quel montre : une watch.

1er constat : c’est bien la montre qu’il me fallait

Je n’ai pas hésité longtemps entre les modèles, je n’avais pas besoin de plus que du modèle « Sport » et, de toute manière, c’est ce modèle que je préférais, et plus précisément le modèle en aluminium « gris sidéral » avec bracelet noir (Je n’aurais pas été contre un bracelet de couleur mais je n’accroche pas vraiment aux boitiers argentés donc le choix était vite fait).

Je n’étais par contre pas sûr de la taille du boitier… Au moment où Apple a présenté la montre, j’avais peur que le modèle de 42mm soit trop gros, trop épais… or, là aussi, je cherchais plutôt une montre qui sache se faire oublier… Les premiers tests que j’ai lu m’ont fait changé d’avis pour finalement, effectivement, commandé le modèle de 42mm… ce dont je me félicite car, vraiment, elle me plait bien comme elle est : ni trop voyante, ni trop épaisse, ni trop grande 🙂
Mon  watch

2ème constat : les craintes quant à son (supposé) manque d’autonomie étaient infondées

La présentation de l’ watch et les premiers retours semblaient alarmants : la montre tiendrait elle même la journée ?
Hé bien, en fait, après une semaine d’utilisation « normale » à « c’est le début, je découvre, je m’amuse », je n’ai besoin de la recharger qu’un jour sur deux et, même le deuxième soir, elle est loin de passer en mode Réserve.

3ème constat : elle s’insert tout doucement dans mon quotidien

On est bien loin de l’expérience radicalement nouvelle qu’on a pu ressentir pour notre 1er smartphone, voire pour notre 1ère tablette : la montre n’est pas un nouveau terminal mais une extension de l’iPhone.
Avoir une watch n’est donc pas à proprement parlé une expérience « nouvelle », c’est une évolution de ce qu’on connait déjà.
Mes applications

  • J’avais déjà fait un choix assez drastique pour ne garder sur l’iPhone que les notifications que je considère comme les plus pertinentes (« Quelles applications sont-elles autorisé à attirer mon attention ? »), je retrouve ces mêmes notifications à mon poignet, plus besoin de sortir mon iPhone de ma poche, c’est tout. Et c’est beaucoup.
  • C’est un formidable kit main-libre : avoir la notification d’un appel à son poignet, décrocher via la notification et parler en continuant à faire ce qu’on était en train de faire m’aurait paru, il y a peu, comme de la science-fiction… et depuis une semaine, non seulement je le fais, mais en plus c’est vraiment tout naturel
  • J’ai hâte de voir de nouvelles applications qui sauront encore mieux tirer parti de la montre : natives, intelligentes, pertinentes… mais je suis déjà surpris par la qualité de celle qui sont déjà disponibles et par leur richesse. Vraiment impressionné en fait !

4ème constat : toute nouvelle et déjà familière

J’avais peur de devoir réapprendre laborieusement de nouveaux gestes, devoir prendre de nouvelles habitudes. Je m’inquiétais que les interactions possibles avec la montre soient trop cachées… Et en fait, là aussi, non. Tout se fait de manière très naturel : les taps, l’usage de la couronne digitale ou de force touch… tout cela est nouveau et, pourtant, tout cela me semble déjà familier.

Prenons un exemple : la technologie « Handoff » qui permet depuis Yosemite la continuité de l’expérience entre l’iPhone, l’iPad et le Mac n’était pas encore vraiment rentré dans mes habitudes. Je suis équipés des trois mais, soit parce que j’avais déjà développé des mécanismes et des astuces pour m’en passer, soit parce que ça me paraissait encore un peu nébuleux, je ne l’utilisait pas vraiment… Hé bien, entre la montre et l’iPhone, je l’utilise ! Sans y penser… Une notification arrive, je clique dessus… c’est trop long pour être consulté sur la montre, pas de soucis, je retrouve l’icône de mon app en bas à droite de l’écran de mon iPhone et je peux, tout naturellement, y prolonger mon expérience 🙂
(bon, ne nous mentons pas, toutes les applications ne tirent pas encore parti d’Handoff… mais j’espère qu’elles le feront !)

Conclusion

Bel objet, réalisé avec soin. Belle interface avec, comme d’habitude, le soucis du détail… Belle expérience utilisateur.

Beau boulot Apple !

(l’image d’entête est de Hiné Mizushima. Elle est disponible en licence Creative Commons CC BY-NC-ND 2.0)

#SmashingConf : les photos

Gargouilles | Oxford | Panoramiques | Instagram

Des Gargouilles

Des photos d’Oxford… sur Flickr

Des Panoramiques

Des photos d’Oxford… sur Instagram

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#SmashingConf : Jour 2

#SmashingConf : Jour 2

(Le jour 1, c’était hier 😉)

Les conférences

An so the Mystery begins

Le mystery speaker de cette année, c’était Chris Heilmann et sa conférence s’intitulait Welcome to planet Fintlewoodlewis
Une conférence pleine de bon sens.

Petite sélection de citations :

  • As soon as you think you should control the user, please leave the Web.
  • We need to create for people who are not us.
  • Unblock the pipes. Websites became so obese.
  • We shouldn’t force users to use a new browser. They come to us, we should make it work for them. We should not force our users to nothing!
  • Fix the broken things before we build shiny new broken things

Enhancing Responsiveness with Flexbox par Zoe M. Gillenwater

Le message est, peu ou prou, le même que l’an dernier mais, comme Zoé m’avait convaincu l’an dernier, c’était à la fois rassurant et amusant d’assister à cette conférence. Le pourcentage de navigateurs supportants Flexbox a encore augmenté mais le principe reste le même : Flexbox as a progressive enhancement. Si vous n’avez pas encore passé le cap Flexbox, foncez !

Debugging HTTP par Lorna Mitchell

Je dois avouer que c’était une conférence un poil trop technique pour moi et que j’en ai profité pour aller acheté des cookies au marché couvert !

Making a silky smooth web par Paul Lewis

Obsédé par la performance ? Cette conférence était faire pour vous. Une bonne conférence pour mieux comprendre, et pour étende, la notion de performance web. Très concrète, pleine d’exemples… chouette !

Crafting for #WorldDomination par Polle de Maagt

Pour être honnête, je ne sais trop que penser de cette conférence… C’est un peu comme quand Google nous dit Don’t be evil, on a envie de le croire… mais on y croit pas. Les exemples montrés par Polle de Maggt sont sans doute de très beaux projets marketing de KLM mais ça me laisse un sentiment de malaise… C’est sympa cette idée de cadeau surprise qui vous arrive de nul part à l’aéroport et ces jolies hôtesses qui viennent vous l’ouvrir avec ce grand sourire… mais, quand on y réfléchit, c’est autant une traque des clients qu’une recherche de cadeau parfait. Bof, bof.
J’ai beaucoup plus apprécié la partie concernant la gestion de l’équipe User research for designers & ingeneers par Rachel Ilan Simpson

Une conférence passionnante sur tous les types de tests utilisateurs qu’on peut faire pour faire toujours mieux, plus adapté à nos utilisateurs. L’idée est de rentrer dans un cercle vertueux pour tester, prototyper, interviewer, évaluer… et recommencer. Ce qui se résume magnifiquement par Fail early. Fail often..
Mention spéciale à cette fabuleuse vidéo youtube The Scrollwheel dans laquelle touter personne ayant, au moins une fois, participé ou assisté à des tests utilisateurs se reconnaitra.
Ah et, euh, pourquoi diable a t’on tous téléchargé Pop ? C’était juste pour faire une (mauvaise) blague aux gens qui essaient tant bien que mal de maintenir le Wi-Fi ?

The UX of offline-first par Jake Archibald

Une conférence qui regroupe les 2 thèmes privilégiés de l’année : Progresive enhancement et Services Workers.
Elle n’est pas nouvelle mais j’aime toujours autant cette image d’un escalator pour expliquer le concept de Progresive enhancement. Quant aux Services Workers, je dois avouer que je ne sais pas encore bien quoi en faire mais que les conférences de cette année m’ont sérieusement chatouillé et qju’il va vraiment falloir que je creuse le sujet. Surtout que j’adore cette idée/citation : Is ServiceWorker ready? It will be — if you start using it.

La Photo walk

Nous avons fait, au pas de course parce qu’il était déjà un poil tard et que la lumière déclinait vite, une petit tour dans Oxford en suivant Cat Clark, puis nous sommes tous allé dans un pub pas bien droit pour boire des bières et manger des burgers.
(un billet suivra très vite avec mes photos !)

Bilan

Je repars d’Oxford reboosté, avec l’envie d’essayer plein de trucs et des idées plein la tête… Je retrouve aussi foi dans le web : revenir aux basiques, à du sémantique, du responsive par nature, des échanges enrichissants, des discussions stimulantes, ne pas re-inventer la roue, revenir à du simple, penser à tous, être accessible… (mais un peu paumé aussi quant les mozillians historiques sont recrutés par Microsoft et qu’on ne sais plus que penser de Google…)

Peut-être encore plus que l’an dernier, c’était un événement vraiment cosmopolite et ça fait un bien fou. J’ai discuté avec des anglais, pris des photos avec une néerlandaise, refais le monde avec des californiens et un tchèque, disserté bières avec un belge et un luxembourgeois, bu des cafés avec une norvégienne, mangé des hamburgers avec une allemande, un portugais vivant aux Pays-Bas, un grec et une espagnoles vivants en allemagne, fait un atelier avec un lithuanien… C’était vraiment incroyable.
Je reviendrais ! Rendez-vous l’année prochaine ?

#SmashingConf : Jour 1

#SmashingConf : Jour 1

Et voilà, nous sommes déjà au matin de la seconde journée de conférences de la SmashingConf Oxford 2015 ! Avant de la commencer, petit retour sur la journée d’hier :

La ville

Oxford me plait toujours autant. Moins de chance cette année avec le temps mais ça reste toujours aussi magique de s’y promener. Juste petit comme il faut pour pouvoir tout faire à pieds ou à vélo, juste grand comme il faut pour être super animé. Une énergie incroyable de dégage de ce lieu, c’est vraiment incroyable.

Les gens

Les échanges sont toujours aussi enrichissants ici avec des gens qui viennent de tous les horizons : j’ai croisé quelques autres français, un luxembourgeois, un belge (mais je soupçonne qu’il y en a d’autres), une norvégienne, une petite tribu de californiens, une néerlandaise… et pas mal d’anglais ! Une bonne partie sont développeurs mais ça reste vivable 😉

Les conférences

La journée a commencée, comme il se doit, avec un show de lasers de Seb Lee-Delisle, et des ballons

A Good Writer Is a Good Thinker par Christopher Murphy

Une bien chouette conférence pour commencer, juste ce qu’il faut d’abstraction et de généralités, quelques lectures conseillés, quelques règles de vie et/ou de travail à tester. Une conférence vraiment inspirante.

Getting Personal: The Why and How of Designing for People par Meagan Fisher

Une conférence rafraichissante avec des chats dedans. Le design et l’empathie, #toussa.

Don’t Give Them What They Want, Give Them What They Need par Richard Rutter

Une chouette conférence sur la refonte du site de Chelsea & Kelsington. J’en ai tiré, en vrac, la confirmation que l’HTML c’est mieux que des PDFs mais que des PDFs balisés c’est mieux que rien, qu’on n’est pas condamné à avoir un seul gabarit de site, que plusieurs moteurs de recherches, et plusieurs champs de recherches, c’est une idée à creuser, quelques considérations aussi sur la navigation et le fil d’ariane. Tout cela va bien me servir, je le sens.

Responsive Images are here! par Yoav Weiss

Une bon état des lieux… qui me laisse toujours un peu avec le même sentiment : tout cela est tellement compliqué ! Pour bien faire, il faut encore coder tellement, et produire tellement de versions que j’ai du mal à voir comment on peut intégrer cela dans un contexte un tant soit peu industriel. Bonne conférence, hein, je ne dis pas… mais il faut que je songe à ce que je vais en faire… On a des sites à faire vivre et des projets de refonte dans les tuyaux 😉

Rethinking Publishing par Peter Bil’ak

Je ne savais trop quoi penser cette conférence… mais finalement elle était assez intéressant et m’a donné envie de découvrir le magazine de Peter (ce qui était sans doute le but et faisait de cette conférence une sorte de publimercial assez étonnante ici).

Visualisation that takes us beyond the numbers par Natalie Yadrentseva

Cette conférence aurait pu être très intéressant, et elle faisait parti de celles que j’attendais avec impatience mais c’était en fait une suite de petits exemples, pas toujours très explicites, et personne ne semble avoir vraiment compris où elle voulait en venir… Dommage !

Beyond the browser par Tom Giannattasio

Il FAUT que je trouve une idée d’appli à développer avec nw.js que nous a présenté Tom, ça a l’air vraiment trop cool 🙂 <-- Quand on sort d'une conférence avec ça en tête, c'est que c'est gagné, non ?

Is Blink The New IE6? par Bruce Lawson

Une conf’ incroyablement inspirante et un conférencier tout aussi incroyable. ça a commencé par un historique qui donnait un petit peu le vertige sur les années Netscape 4/IE6/Netscape 6 (en tout cas à un dinosaure du web, ça donnait le vertige) pour finir à un état des lieu assez objective sur la situation actuelle des développeurs de navigateurs, et sur cette conclusion logique « The only people who could make a browser monopoly are us, developers. ». L’esprit de cette conférence était clairement #ShareTheLove, ça m’a fait penser à Paris Web !

Ce sont des réactions à chaud, mais je prendrais le temps en revenant de faire un retour plus poussé… et sans doute un petit Storify de mes tweets et de ceux que j’ai retweetés.

Sinon, merci vraiment à Smashing Magazine qui m’a offert 2 de leurs livres (je ne sais pas comment ils organisent leur tirage au sort ;))

Et, comme l’année dernière, mention spéciale à Elisabeth Irgens et à l’esprit de synthèse dont elle fait preuve pour produire, pour chaque conférence, des sketshbooks absolument incroyables.

La Smashing Party

Encore pas mal d’échanges enrichissants, en buvant pas mal de bière… C’était vraiment chouette.

Bon allez, il faut que je me dépêche de me préparer, c’est pas tout ça mais j’ai une seconde journée de confs qui commencent dans une heure moi !

#StreetArt, l’innovation au cœur d’un mouvement

#StreetArt, l’innovation au cœur d’un mouvement

Ce midi, j’ai été visité l’expo « #StreetArt, l’innovation au cœur d’un mouvement » à la Fondation EDF… et j’ai vraiment beaucoup aimé.

Mention spéciale à :

  • « Picturae », une installation bluffante qui permet d’utiliser une bombe de peinture sur un grand écran pour taguer, de manière numérique, l’image qui s’y projette. Génialnbsp;!
  • « Follow The Leaders », une autre installation installée dans la pénombre sur laquelle vous interagissez en vous déplaçant à coté.
  • « Truly design », un pégase en anamorphose c’est à dire qu’il est dessiné sur plusieurs surfaces, sur plusieurs plans, mais qu’en prenant du recul, on peut le voir se recomposer comme un dessin unique
  • « Light graff », c’est à dire des dessins littéralement composés de lumières

J’ai publié quelques photos (et une vidéo de « Follow The Leaders ») sur un album Flickr, les voilà :

Si ça vous intéresse, courez-y car l’expo se termine le 1er mars. Toutes les infos sont ici

Enfin, sachez qu’ils ont eu la bonne idée de faire un catalogue d’expo numérique que vous pouvez télécharger gratuitement sur iBooks ou sur Google Play.