Ma Critique de « Matin brun » de Franck Pavloff

Urgent  à lire, à offrir et à abandonner sur des bancs publics.

Sait-on assez où risquent de nous mener collectivement les petites
lâchetés de chacun d’entre nous ?

Cette nouvelle de Franck Pavloff est courte, à peine 11 pages, mais percutante. Une fable de la trempe de « La ferme des animaux » ou de « Rhinocéros » (ces 3 œuvres sont complémentaires, on devrait en faire des coffrets qu’on pourrait offrir pour Noël).

« Matin brun », c’est l’histoire de 2 amis qui ont du se séparer de leurs animaux de compagnie, un chien et un chat, qui avait le défaut de ne pas être bruns… chose insupportable à « l’État national ».

Ils ont trouvé cela un peu curieux, se sont brièvement interrogé sur le bien fondé de cette nouvelle politique… puis ils sont passé à autre chose, sans doute plus importante.

Peu de temps après, c’est le journal local qui a fermé. Pas assez dans la ligne du parti, critiquant la milice. Pas grave, pour le tiercé, il parait que les « Nouvelles brunes » tiennent la route.

Et c’est ainsi, de petits renoncements en petites lâchetés, que la bête immonde grandit. Toujours plus absurde, toujours plus forte… jusqu’à ce qu’il ne soit trop tard.

On aurait dû dire non. Résister davantage.

Oui, « on » aurait du.

C’est étrangement actuel, non ?
Il est temps, plus que temps, de résister davantage.

Vous pouvez l’acheter (2 euros) mais vous pouvez aussi, en plus, l’écouter interprété par Jacques Bonnaffé et Denis Podalydès :


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Écrit par moko Tous les billets de cet auteur →

Lomographe, lecteur... et maître de la toile d'araignée... et expert en accessibilité... et des trucs dans les medias, les réseaux, le marketing, le design...

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