Trucs de webmaster

(Mon) Paris Web 2017

Paris Web 2017, c’est (déjà) fini. Comme toujours, ça fait un bien fou de se retrouver au milieu de gens qui veulent faire bien, beau, accessible, de qualité, de gens qui parlent bienveillance et empathie. Se retrouver, écouter, discuter… pour recharger mes batteries et reinventer encore et toujours nos métiers.

Faisons un point (rapide) sur ce que j’en retiens cette année.

Vie privée, reprise en main de nos données, toussa

C’est un thème de plus en plus abordé à Paris Web, entre prise de conscience nécessaire et obligation morale/éthique pour les professionnels du web.

  • Le secret de la correspondance numérique par Laurent Chemla
    Petit retour super intéressant sur une historique du secret de la correspondance, pour mieux discuter secret de nos correspondances numériques. J’en retiens la Message secret sur crâne rasé mais aussi que Voltaire, c’était Snowden avant la lettre
    Quand on a commencé à sécuriser le web, c’était pour le e-commerce, par pour nos correspondances : « Le cadenas en haut du navigateur, c’est quand on paie, pas quand on communique »
    Les gens ont perdu la valeur du secret de leur correspondance : « Je n’ai rien à cacher… » mais ça n’empêche pas de vouloir protéger mes données !
    La vie privée vaut plus qu’un e-mail gratuit ou qu’un partage de photos : Caliopen sortira en alpha d’ici la fin du mois pour reprendre la contrôle de nos correspondances
  • Je prends en main ma vie numérique… et c’est pas si facile par Delphine Malassingne
    Nissone nous a encouragé à soigner notre hygiène numérique, mais sans pressions : Dédramatisez et faites à votre rythme. À petits pas.
    En plus, Sa prez’ est déjà en ligne
  • La décentralisation qui vient par Christophe Talib
    Je ne pouvais manquer une conférence made in La quadrature du net. Le propos de Christophe Talib était que Internet, conçu de manière décentralisé, subit actuellement une concentration des contenus et des services qui le fragilise et le font changer de nature.
    Excellente référence à La Cathédrale et le Bazar : La centralisation du web, c’est la perte de la logique du bazar.

Accessibilité

C’est dans l’ADN de Paris Web, le #ShareTheLove initial

  • L’accessibilité numérique à l’ère de l’intelligence artificielle par Elie Sloïm & Denis Boudreau
    Les 2 compères furent excellents, évidemment.
    Une première partie en forme de tour d’horizon des applications de l’IA pour les aides techniques (traduction en temps réél, lecture labiale, reconnaissance faciale, description automatique d’images) suivi de réflexions sur l’impact sur nos métiers de la disparition des interfaces pour finir sur un constat plus que positif : « Les frontières entre l’UX et l’accessibilité devraient progressivement s’amenuiser : l#UX est l’avenir de l’accessibilité  »
  • Dyslexie, des solutions numériques pour rendre le web plus lisible ! par Nathalie Pican & Séverine Malin
    J’ai appris plein de choses sur la famille des « Dys » :


    J’ai aussi noté/retenu quelques outils :

    • Une police de caractère pour aider les dyslexiques : OpenDyslexic
    • De l’importance des contrastes, ce qui m’a rappelé l’outil de Lea Verou : Contrast Ratio

    Enfin, j’ai pris conscience des impacts de la langue sur ce genre d’handicaps :

  • Design et accessibilité, frères d’arme ou ennemis ? par Julien Dubedout & Aurélien Levy
    Entre Sketch et conférence, de nouveau un beau duo, plus trollesque mais tout aussi intéressant. Extraits :

    • Astérix et obélisque à été écrit entièrement en capitales, ça fait chier personne
    • Qu’est-ce qu’on avait dit à propos de qui designe et qui ne designe pas ?
    • Y’a comme un bord degueulasse quand on clique

    Encore une fois, on finit sur une note positive : « A11y + design = Message de paix, mission commune, internet meilleur »

UX, UI, Atomic design et Systèmes… enfin du web quoi

Parce que, quand même, c’est Paris Web

  • UX en agence, 5 ans pour s’y mettre « en vrai » par Nicolas Le Cam
    Conférence courte mais excellente et passionante. Où Nicolas nous raconte la transformation (courageuse) de son agence. Vers plus d’intérêt, plus de sens. Le sujet de l’année, c’était un web responsable, Nicolas nous a raconté comment son agence y participe en appliquant, pour de vrai et pour le meilleur, une méthode UX efficace, pour tous les métiers, et toutes les phases de conception.
  • Améliorer la performance : entre réalité et perception par Geoffrey Crofte
    Encore une excellente conférence, non pas pour améliorer la performance (ça n’empêche pas mais ce n’était pas le sujet), mais pour en améliorer la perception. Avec quoi ? Comment ? En fonction de quoi ? Jusqu’à faire croire à l’utilisateur qu’il n’attends pas !
    Sa prez’
  • Let’s work Together par Brad Frost
    La conf’ d’une telle rock star du web, je ne pouvais la louper !
    Brad Frost fait un tour complet de ce qui rends complexe le travail en équipe et de ce qu’on peut faire pour réduire les frictions.

    • Voice & tone : un outil de Mailchimp pour décrire la manière de rédiger (la voix et le ton), en fonction des situations, et donc des messages à transmettre et des sentiments à prendre en compte.
    • De l’importance d’un Design System : « recycle, reuse, reduce » pour, notamment, gagner en consistance (mais éviter l’homogénéité)

    J’ai appris ce qu’était « The snowflake syndrome » : « Si on commence à demander, chaque équipe, chaque projet est (se dit) unique », ça vous parle, non ?
    Un Style Guide, c’est bien et ça commence même à être courant… mais Brad Frost nous encourage à en écrire pour le code :

  • Échapper au « zombie styleguide » : 3 méthodes pour armer une équipe dans la conception de son styleguide par Thibault Mahe
    Excellent résumé sur diverses méthodes pour élaborer des systèmes efficace et maintenables.

Trucs intéressants… mais est-ce que vraiment ça va me servir ??

  • HTML reinvented for the age of web apps par Lea Verou
    Une idée un peu folle mais des démos plutôt convaincantes pour rendre la conception d’applications web plus simple/plus accessible selon l’idée (plutôt bonne) que « If you make something accessible for novices you make it easier to use for everybody ».
  • Projet peros no42 : une aventure ultrasonique par Hubert Sablonnière
    Alors, à quoi ça sert, je ne sais plus… mais il faut avouer que c’était toujours un spectacle de voir Hubert Sablonnière sur scène. Je retiens 3 choses :

    • On peut construire un instrument de musique avec une manette de Super NES
    • On peut faire se parler 2 ordinateurs avev des sons codés/décodés (dont certains ne sont entendus par les humains que s’ils ont moins de 27 ans)
    • Quand Hubert Sablonnière éternue, il émet des ultrasons
  • L’épopée d’une couleur par Maryla U.
    Encore une de ces conférences passionnantes, mais sans application immédiate, autre que de la culture gé (mais c’est déhà beaucoup, j’en convient). Le terme « Épopée » me laissait perplexe mais maintenant que je l’ai vue je comprends et j’approuve.
    Et puisqu’on parle couleut, et qu’en plus Lea Verou était là : Whathecolor: A color game for web developers!

J’ai aussi assisté à une informelle sur la bienveillance et le bien être au travail. J’en retiens que nous ne sommes pas des robots et qu’un peu d’empathie au travail ne peut faire que du bien (sans aller jusqu’à l’entreprise bienveillante, je m’en tiendrais aux salariés bienveillants).

Encore une bien belle édition, des sujets riches et variés, des conférences et des échanges passionants. Bref, encore un autre Paris Web. Vivement l’an prochain !

L’hôpital, la charité, toussa

L’hôpital, la charité, toussa

Ce n’est qu’un blog perso sans prétentions… mais quand même, ça faisait un moment que je me disais que le blog d’un webmaster, dinosaure du web, ardent défenseur de la qualité, volontiers prosélyte de l’accessibilité, militant d’une gestion honnête et de la protection de la vie privée, qui serait toujours en HTTP , et dont les statistiques seraient toujours confiés à Google… Avouez, ça la foutait un peu mal, non ?


Passage en HTTPS

Je l’ai dit, je suis un dinosaure. Je gardais donc, au fonds de moi, cette petite voix bien ancrée dans mon inconscient qui me dictait de ne sécuriser que ce qui mérite de l’être. Un héritage de mes premiers sites qui devaient être consultable avec des petits modems qui faisaient « bip bip tsouin tsouin ».

En 2017, non seulement, ça ne veut plus dire grand chose (enfin s’inquiéter de la performance, si, mais pas comme ça !) mais en plus ça devient un « vrai » problème de sécurité que ne pas être en HTPPS.

(Dernier argument, s’il en était besoin : les sites sécurités bénéficient d’un bonus de référencement.)

Bref, depuis hier, j’ai installé un certificat SSL et j’ai tout bien configuré pour que 6×8.org soit tout bien sécurisé.


Passage de Google Analytics à Piwik

Attention, je n’ai rien contre Google, enfin rien à priori… mais disons que je tiens personnellement à rester maître de mes données, et que j’encourage tout à chacun à faire de même.

2 conseils, qu’on pourrait croire anti-Google mais qui sont surtout pro-protection :

Du coup, ça n’était pas bien cohérent que de livrer en pâture vos données à Google pour la raison triviale que c’était le plus simple pour avoir quelques statistiques.

D’autant qu’en creusant, Piwik n’est pas bien compliqué à installé et que, fonctionnellement comme en terme d’interface, c’est vraiment un très bon outil.

Alors voilà, j’ai désactivé Google Analytics et j’ai installé Piwik.


Bref, ce ne sont pas un mais deux bonnes choses de faites et je me suis plus léger ce soir 🙂


L’image d’entête est de Jonathan Warner, elle est en licence CC BY-NC 2.0.

Paris Web 2016 : mon Storify

Demain, après les ateliers, je vous ferais un vrai compte-rendu (enfin j’essaierais) mais voici déjà un Storify.

J’aime toujours autant Paris Web. J’y apprends peut-être moins de choses que lors de mes premières fois (et c’est normal), je ne demande plus à être convaincu du bienfondé de l’accessibilité (remarquez que j’ai été expert Accessiweb avant de venir à Paris Web) mais ça me donne toujours autant envie de creuser, d’apprendre, de faire mieux… et ça me booste toujours autant, c’est ce que j’en attends.

Par contre, j’ai trouvé qu’y avait moins d’activité sur le hashtag #parisweb cette année, et moins de twittos… Remarquez, je crois que moi aussi j’ai moins tweeté… pour deux raisons radicalement opposées : pour certaines conférences, c’est parce qu’elles m’ont trop intéressé, pour d’autres, parce qu’elles m’ont laissé quelque peu indifférent… J’ai quand même un Storify qui donne une bonne idée de ce que j’avais envie de retenir de ces 2 jours, à base de mes tweets et retweets.

Mondial Relay, c’est (pas) de la qualitäy (web)

Ce soir, j’ai du me rendre sur le site Mondial Relay pour choisir un point relais. Ça n’a l’air de rien, comme ça… mais ce site est tellement mal foutu que ça m’a donné envie d’en faire un billet !

Je me suis donc retrouvé là :
http://www.mondialrelay.fr/trouver-le-point-relais-le-plus-proche-de-chez-moi/

Déjà, c’est mal barré pour la Qualité web (coucou opquast) puisque la page n’a pas de title… bref… je ne suis pas là pour faire un audit, je suis là pour chercher un point relais. Ce pour quoi on trouve le formulaire rapidement, c’est cool…

Mondial Relay

… mais pour les labels sur les champs du formulaire, faudra repasser 🙁 (je suis chiant avec ça, c’est une déformation professionnelle). J’ai mis un petit moment à comprendre que la phrase « Saisissez un code postal, une ville et un pays », en dessous du formulaire, était là pour que je sache que je devais rentrer mon code postal dans le premier champ et ma ville dans le second… ce que je me suis alors empressé de faire.

Après avoir renseigné ces deux infos, j’ai essayé de valider le formulaire avec ma touche « Entrée », bêtement… et, évidemment, ça n’a pas fonctionné. Qu’à cela ne tienne, utilisons le bouton « Rechercher » (grrrr).

Là, le site m’a trouvé 20 points relais à proximité. C’pas mal, non ? Enfin, sauf que…

Carte des points relais

Je sais pas vous… mais, moi, ce point relais au nord d’Arras (en zoomant, c’est Hazebrouck en fait), ça m’étonne un peu quand même… Je clique sur le picto pour comprendre en quoi « Hazebrouck » est proche de « Paris 19 ».

Hazebrouck

Ah d’accord ! C’est donc une boutique sur l’avenue de Flandres… ça doit être la Flandres qui l’a perdu. Trop complexe, ça, avenue de Flandres. Heureusement que je n’ai pas demandé les points relais du quartier de St Lazare, il aurait fallu vachement zoomé pour pouvoir placer les rue de Londres, de Liège, de Bucarest, de Moscou, etc.

Bref. De toute manière, celui de la rue de Meaux me parait le plus pratique pour moi. Mais j’aime pas les copier/coller alors, comme je suis un utilisateur super avancé, je me suis dit que ce serait aussi simple de récupérer une URL pointant sur le point relais choisi….

…sauf que ce détail s’ouvre en lightbox (sans changement de l’URL de la page évidemment). Tant pis.

Mais, je le répète, je suis un utilisateur super avancé, alors je ne m’avoue pas vaincu aussi facilement, j’essaie d’être plus futé que les machines : plutôt que de cliquer sur le lien pour ouvrir la lightbox, je fais un clic droit pour l’ouvrir dans une nouvelle fenêtre. Hé ben, en fait, non. Ça marche… mais je ne suis pas sur que ça aide beaucoup :

Détails du point relais

Du coup, j’ai fait un copier/coller et basta. Que je puisse fermer ce p***n de site et, surtout, ne plus jamais y revenir.

 

Joyeux webiversaire, moko !

Cela va faire 20 ans que j’ai créé mon premier site web, ça se fête, non ?

Je l’avais appelé Le Guide du Cyber-routard (j’étais déjà fan de l’œuvre de Douglas Adams).
Le Guide du Cyber-Routard
On commençait, évidemment, par un grand Don’t panic puis on pouvait choisir sa planète :

  • À propos de la Terre (un article du routard galactique)
  • Douglas Adams
  • moko (où je me présentais)
  • Internet, planète qui avait elle-même plusieurs satellites présentant chacun une sélection de liens : Medias, Logiciels, Calvin & Hobbes, Recherche sur le web et Divers
  • 42, la réponse à la vie, à l’univers et au reste

Le site était codé très simplement (mais en même temps, on devait encore en être à HTML 2, non ?) : des images-liens doublés par des liens simples en dessous.
On ne parlait pas encore d’accessibilité mais j’avais déjà compris (enfin, on m’avait fait comprendre) que certains naviguait sur le net avec des débits bien moins bons (euphémisme) que ce qu’on avait à l’université… il n’était d’ailleurs par rare, à l’époque, que certains configurent leurs navigateurs pour ne jamais afficher les images (voire, certains, utilisaient Lynx…).

Pour l’occasion, j’ai remis en ligne, dans mon petit musée, le Guide du Cyber-Routard (ça ne doit pas être la toute première version puisque la page utilise déjà des balises <table>, ce qui n’existait pas encore quand j’ai commencé à coder… et j’ai aussi souvenir que les liens sur les planètes devaient initialement être gérés via une imagemap…)

M’enfin… il passe encore pas mal, non ? 😉.

Mon Paris Web 2015

Mon Paris Web 2015

Petit retour sur ces 3 jours de Paris Web qui viennent de se terminer. C’est tous les ans différents, mais toujours aussi enrichissant, les rencontres autant que les conférences, les discussions qui en découlent autant que les intervenants… bref, on espère que ça durera encore longtemps 🙂

Comme les années précédentes, j’ai fait un Storify pour résumer rapidement et chronologiquement ce que j’ai tweeté ou retweeté, pratique qui en conf’ remplace désormais pour moi la prise de notes. Mais, finalement, ça ne dit pas vraiment ce que j’ai pu retenir, ce que ça m’a apporté… et puis les meilleures conférences peuvent être celles où on tweete le moins… bref, ça mérite que je me pose et que j’essaie d’en tirer mes propres conclusions, la substantifique moelle de ces 3 jours.

Pour cela, j’ai classé les conférences en 3 catégories, toutes personnelles et relatives : les conférences « qui font du bien », celles « qui me serviront » et celles « qui étaient intéressantes mais que je suis pas sûr de bien savoir quoi en faire ».

Ce classement exprime surtout qui je suis et où j’en suis. Je ne bosse pas en agence. Je n’ai pas de clients, voire je suis un client. J’ai bientôt 20 ans de web derrière moi, je suis expert Accessiweb depuis 2008, certifié opquast depuis peu… bref je ne demande pas à être convaincu du bien-fondé de l’accessibilité ou de l’importance du web de qualité. Je suis aussi capable de faire ma veille tout seul, mais j’apprécie d’être confronté à des points de vue différents et les retours d’expériences enrichissants. J’aime les conférences qui parlent de faire le web, mais aussi celles qui parlent du web, ce qu’il est, ce qu’il devient, ce qu’il pourrait devenir…

Les conférences qui font du bien

  • Internet et libertés : pour un engagement des acteurs du numérique
    Adrienne Charmet
    C’était la conférence d’ouverture cette année et j’en étais étonné mais très heureux. Étonné parce que Paris Web c’est quand même la conférence des gens qui font le web et que cette conférence était plus politique que pratique et au cœur du sujet. Heureux parce que c’est important que les gens qui font le web s’engagent et que cette conférence d’ouverture est un beau symbole en ces temps troublés (Loi rance, toussa…). Je suis et soutiens la quadrature depuis quelques années et j’ai vraiment assisté à cette conférence en mode groupie.
  • Il est beau il est frais mon RGAA 3
    Aurélien Levy
    J’ai été très impressionné par la prestation d’Aurélien qui, en 15 minutes, a su faire une conférence qui ne fasse pas qu’effleurer le sujet. J’ai appris plein de choses, et c’est presque l’une des conférences qui m’a laissé avec le plus d’idées et de trucs à approfondir dès mon retour au boulot lundi matin. En 15 minutes. Je lui tire vraiment mon chapeau.
  • Privacy-by-designer: delivering personalisation & privacy from flow to finish
    Ann Wuyts
    Cette conférence m’a réellement passionné, et m’a conforté dans l’idée que si on veux se battre pour le respect de la vie privée, ça doit commencer par des prises de positions fortes des acteurs du web pour définir clairement ce qui est acceptable de ce qui ne l’est pas, et pour refuser tous les petits compromis et petites lâchetés que pourraient nous faire adopter certains darks patterns par facilité ou par paresse, pour de mauvaises causes ou par fatigue de se battre.
  • pasdecalais.fr, histoire d’une démarche d’accessibilité
    Bertrand Binois
    Ce retour d’expérience était vraiment génial ! Ça fait vraiment du bien de voir et de savoir que, ailleurs, d’autres personnes rencontrent des problèmes finalement assez proches des miens, les mêmes doutes, les mêmes difficultés… mais que cela n’empêche pas de garder l’envie de bien faire, de mieux faire, de faire de la qualité, et de le faire pour tous parce que cela va de soi, que ça ne se discute pas.
  • Design de soi : valoriser son identité et son expertise sur le web
    Marie Guillaumet
    J’attendais avec impatience cette conférence de kReEsTaL et je n’ai pas été déçu. Marie a dit avec ses mots, sa personnalité et son énergie quelque chose qui était très fort quand j’ai commencé à zoner sur le web (« si tu ne trouves pas quelque chose sur internet, c’est à toi de l’y mettre ») et que, avec les années/la vie/les enfants/IRC qui s’est vidé/Facebook/Twitter/le reste, je pourrais parfois perdre de vue : nous restons une communauté où chacun peut non seulement trouver sa place, mais aussi et surtout la cultiver. C’était vraiment inspirant, merci Marie !
  • Le jour où on n’aura plus besoin de l’accessibilité
    Olivier Nourry
    Olivier a vraiment été brillant, et imparable, dans sa démonstration mais aussi drôle dans sa prestation. Je n’y assistais pas pour être convaincu, je le suis déjà évidemment… j’en suis sorti reboosté, prêt à me battre encore quelques années.
  • La conf’ surprise sur la LSF
    Sandrine Schwartz
    C’était vraiment une super surprise. Je m’attendais à une guest star comme le fait Smashing avec ses mystery speakers mais c’était 1000 fois mieux ! C’était drôle, tellement vivant mais aussi tellement vrai… J’ai appris plein de choses mais j’ai aussi ri aux larmes, c’était vraiment un cocktail détonnant.

Les conférences qui me serviront

  • « Acceptation Générale » mon prénom, mon adresse, mon domaine seront-ils acceptés par tous les formulaires ?
    Stéphane Bortzmeyer
    J’ai été surpris du thème de la conférence, loin des sujets évoqués par Bortzmeyer sur son fil Twitter… mais je l’ai vraiment beaucoup aimée 🙂 Depuis le temps que j’essaie de mettre un plus dans mon adresse e-mail à chaque fois qu’on me la demande !
  • Le styleguide, bien alimenté il tient ses promesses
    Laurent Guitton
    J’ai presque terminé mes guide pour notre refonte, donc je lui en veux un peu de n’avoir fait cette conférence que jeudi… mais je dois reconnaître qu’elle était quand même vraiment intéressante… et que j’ai noté 2/3 trucs à vérifier ou à revoir rapidement.
  • Vers une bonne pratique du pair design
    Catherine Verfaillie
    Celle-là aussi, je l’ai beaucoup aimée ! C’était super intéressant, ça donnait vraiment envie de s’y essayer (et j’ai adoré ses slides !). J’ai beau ne pas bosser en agence ou dans un startup, je suis maintenant persuadé qu’on devrait plus souvent s’essayer à cette pratique de pair design, en faisant varier les combinaisons de profils, les types de projets, les durées. J’ai plein d’idées en tête, et j’ai hâte de m’y essayer.
  • CSP: Content Security Policy
    Nicolas Hoffmann
    Je ne suis pas sûr que l’on puisse l’appliquer chez nous mais cette conférence m’a donné l’envie de m’y essayer (enfin de trouver les arguments pour convaincre certains de nous laisser nous y essayer). C’était très clair, plutôt drôle avec juste ce qu’il faut de pratique, de bon tuyaux et d’astuces.

Les conférences « qu’elles étaient intéressantes mais que je sais pas bien quoi en faire »

  • Service workers : reprendre le contrôle du navigateur
    Éric Daspet
    Éric nous a brillamment introduit au Service workers (non Béa, ce n’est pas le nouveau nom de la DRH). Je ne le classe pas ici parce qu’il ne m’a pas convaincu mais parce que je ne suis pas sûr que cela puisse s’appliquer à mon contexte… même si je trouve cela dommage car je pense vraiment que c’est une technologie d’avenir. Si Éric a su vous convaincre en 15 minutes, je vous conseille, en un peu moins de 50 minutes, la conférence The UX of offline-first de Jake Archibald. Je l’ai vue à Oxford l’an dernier et elle était vraiment géniale.
  • An Introduction to CSS Grid Layout
    Rachel Andrew
    Cette conférence m’a laissé sur ma faim. Non pas que Rachel Andrew ne maitrisait pas son sujet, elle était tout ce qu’il y a de plus professionnel… mais elle m’a laissé sur l’impression que, avec de la chance, peut-être qu’on pourra envisager d’en faire quelque chose en 2020. En attendant, cela m’a paru bien compliqué, difficile à mettre en place, à maintenir et à industrialiser. Je n’ai pas bien compris comment on s’en sortirait, le moment venu, pour mettre en place les fallbacks indispensables… Bref, j’ai vraiment l’impression que Flexbox a encore de beaux jours devant lui&bsp;!
  • Creating a culture of code quality
    David West
    Ne programmant finalement que peu, et n’ayant aucun accès aux serveurs, j’ai trouvé la conférence intéressante, j’ai même noté quelques adresses pour approfondir… mais je ne suis pas sûr de pouvoir en faire grand chose (et c’est sans doute dommage pour moi… mais c’est malheureusement comme ça)
  • Itinéraire d’une licorne : de la psychologie sociale à l’UX design
    Maxime Fortelle
    L’orateur était intéressant… mais le format était peut être trop court. Ça m’a appris des choses, mais pas forcément des choses qui me serviront.
  • Vendez votre méthodologie
    JP Cabaroc
    C’était très intéressant, j’ai beaucoup aimé… mais je le classe quand même là parce que je n’ai rien à vendre 😉
  • Le designer qui chuchotait à l’oreille des ordinateurs
    Thierry Michel
    C’était très intéressant, j’ai vraiment apprécié la prestation de l’orateur… mais finalement, je le classe quand même ici car, j’ai déjà plusieurs fois tenté de revenir à la ligne de commande, poussé par des amis ou des billets de blogs, je n’y suis jamais arrivé. C’est sans doute ma mémoire de poisson rouge ou le poil que j’ai dans la main… mais j’ai bien de ne jamais réussi à chuchoter à l’oreille de mes ordinateurs… Je reste un « presse-bouton » indécrottable.

Les ateliers

Cette année, j’ai eu le grand bonheur de pouvoir assister aux ateliers (enfin aux premiers, après j’ai été rappelé à la maison… c’est ça d’avoir 2 enfants et demi…).

  • Tester l’accessibilité de son site Web avec NVDA
    Denis Boudreau
    J’étais venu avec mon mac donc c’était pas facile de tester avec NVDA… mais j’ai vraiment beaucoup beaucoup aimé cet atelier avec Denis Boudreau. À cause de cet atelier aussi, j’ai hâte de retourner au boulot pour vérifier 2/3 trucs dans mes derniers travaux… en étant, je l’espère, un peu moins maladroit dans mon utilisation de NVDA !
  • Initiation à la facilitation graphique
    Romain Couturier
    Ce n’était pas du tout ce que j’attendais… mais c’était vraiment super intéressant quand même ! Je gribouillais déjà pas mal au boulot, je crois que je vais le faire encore plus. J’en retiens que, pour être vraiment efficace, et pour que ça facilite vraiment, il faut se construire sa propre grammaire visuelle, mixer mots et dessins, et bien utiliser cadres et connecteurs.

Je n’étais pas à l’apéro communautaire mais j’ai un alibi une excuse, j’avais piscine un gâteau d’anniversaire à préparer pour mon loulou de 3 ans… et je vous le prouve !


La photo d’entête est de Sharat Ganapati, elle est en licence CC By 2.0

Je suis certifié Opquast !

Je suis certifié Opquast !

[Mise à jour du 24 septembre : j’ai mon badge ! Je l’ai mis dans mon profil Mozilla Backpack mais je peux aussi vous le mettre ici :
Certificat Qualité web de Arnaud Malon


C’est bon, c’est fait, j’en sors… je viens de passer l’examen Opquast Certified et je vais pouvoir partir en vacances !

Pourquoi passer l’examen ?

  • Parce qu’on est en pleine refonte de nos sites et que ça permet de s’y préparer.
  • Parce que ça fait des années qu’on table sur la qualité en général (et sur l’accessibilité en particulier)… et que, quitte à passer pour des emmerdeurs, autant passer pour des emmerdeurs compétents
  • Parce que l’approche transverse d’Opquast corresponds bien à notre fonctionnement d’équipe : des profils divers et complémentaires… mais des travaux en communs, basés sur le collectif.
  • Par amour du travail bien fait. On est pragmatique, donc on essaie de ne pas faire de sur-qualité… mais on essaie surtout de ne laisser personne sur le coté du chemin.
  • Parce que, de toute manière, j’avais déjà lu le livre, échangé (à Paris Web, aux séminaires AccessiWeb…) avec les gens de Temesis, voire visionné les vidéos des conf d’Elie… alors, tant qu’à faire…

Comment ça se passe ?

  1. Une journée de formation avec Laurent Denis, vraiment intéressante. Je m’attendais à une présentation d’opquast et la journée a été, en fait, bien plus enrichissante car tournant autour de la notion même de qualité et les principes sous-tendant la construction du référentiel de bonnes pratiques. C’était bien mieux car bien plus intéressant, et surtout compliqué à faire seul, alors que la découverte/l’appropriation des bonnes pratiques se fait très bien ensuite.
  2. Vous êtes censés repartir de là avec le livre Qualité Web (sauf s’ils doivent arriver par la Poste… auquel cas, foncez direct à l’église la plus proche allumer un cierge)
  3. Un mois de training (en fait un peu moins, mais c’est ma faute : je voulais partir en vacances). Là aussi, c’est vraiment bien foutu, vraiment fait pour que, quelque soit votre profil, vous puissiez vous approprier la démarche, petit à petit, crescendo. Vous apprivoisez le livre, on vous conseille des lectures en ligne, voire des vidéos (parfois, vous vous rendez compte que vous l’abez déjà lu… voire que vous étiez le premier à avoir commenté une vidéo), des quizz valident les étapes, tous un peu plus compliqués que les précédents… mais où vous améliorez quand même vos scores, validant ainsi que votre formation se passe bien. La derrière étape, après un test récapitulatif servant essentiellement à vous rassurer sur l’appropriation de vos nouvelles connaissances, c’est un examen blanc… prélude logique à l’examen final
  4. Un examen d’1h30 sur lequel je ne vous dirais rien (gniark)

Des critiques ? Des améliorations ?

  • Certaines bonnes pratiques ne sont pas/plus vraiment à jour… mais ça, c’est en cours car Opquast V3, c’est parti
  • Il faudrait relire tout ça quand même parce qu’il y a pas mal de petites gougounes de textes et de typo et que ça fait pas sérieux 😉
  • Faudrait songer à former La Poste pour qu’ils aient un référentiel de bonnes pratiques leurs permettant de livrer correctement les colis qu’on leur confie, d’informer correctement leurs clients, de répondre aux mails (et autres sollicitations) qu’on leur pose)
  • L’examen est vraiment plus compliqué que l’examen blanc… et, au vu des premiers scores de l’équipe, je dirais que ce sont les scores de l’examen (dont le mien) qui reflètent le mieux notre niveau de compétences… donc je dirais que c’est la difficulté des examens blancs qui doit être ajustée.
  • Faire encore mieux connaître tout cela parce que vraiment ça le mérite.

Alors, heureux ?

OUI. C’était vraiment une super expérience. On en sort affutés, prêts pour fignoler un nouveau site de qualité (ça tombe bien, c’était le but), on a appris, tous, pleins de choses. On a passé un mois à beaucoup échanger sur la qualité : du coup, outre l’émulation certaine entre les différents membres de l’équipe (nous ne sommes que des humains), j’ai vraiment l’impression qu’on a partagé quelque chose, et qu’on a progressé tous ensemble. Merci Temesis !

(L’image d’entête est une photo de Kristina Alexanderson publiée sur Flickr en licence CC by-nc-nd)

#SmashingConf : les photos

Gargouilles | Oxford | Panoramiques | Instagram

Des Gargouilles

Des photos d’Oxford… sur Flickr

Des Panoramiques

Des photos d’Oxford… sur Instagram

[alpine-phototile-for-instagram id=780 user= »zemoko » src= »user_tag » tag= »smashingconf » imgl= »instagram » style= »gallery » row= »7″ grwidth= »800″ grheight= »600″ size= »Th » num= »26″ highlight= »1″ align= »center » max= »100″]

#SmashingConf : Jour 2

#SmashingConf : Jour 2

(Le jour 1, c’était hier 😉)

Les conférences

An so the Mystery begins

Le mystery speaker de cette année, c’était Chris Heilmann et sa conférence s’intitulait Welcome to planet Fintlewoodlewis
Une conférence pleine de bon sens.

Petite sélection de citations :

  • As soon as you think you should control the user, please leave the Web.
  • We need to create for people who are not us.
  • Unblock the pipes. Websites became so obese.
  • We shouldn’t force users to use a new browser. They come to us, we should make it work for them. We should not force our users to nothing!
  • Fix the broken things before we build shiny new broken things

Enhancing Responsiveness with Flexbox par Zoe M. Gillenwater

Le message est, peu ou prou, le même que l’an dernier mais, comme Zoé m’avait convaincu l’an dernier, c’était à la fois rassurant et amusant d’assister à cette conférence. Le pourcentage de navigateurs supportants Flexbox a encore augmenté mais le principe reste le même : Flexbox as a progressive enhancement. Si vous n’avez pas encore passé le cap Flexbox, foncez !

Debugging HTTP par Lorna Mitchell

Je dois avouer que c’était une conférence un poil trop technique pour moi et que j’en ai profité pour aller acheté des cookies au marché couvert !

Making a silky smooth web par Paul Lewis

Obsédé par la performance ? Cette conférence était faire pour vous. Une bonne conférence pour mieux comprendre, et pour étende, la notion de performance web. Très concrète, pleine d’exemples… chouette !

Crafting for #WorldDomination par Polle de Maagt

Pour être honnête, je ne sais trop que penser de cette conférence… C’est un peu comme quand Google nous dit Don’t be evil, on a envie de le croire… mais on y croit pas. Les exemples montrés par Polle de Maggt sont sans doute de très beaux projets marketing de KLM mais ça me laisse un sentiment de malaise… C’est sympa cette idée de cadeau surprise qui vous arrive de nul part à l’aéroport et ces jolies hôtesses qui viennent vous l’ouvrir avec ce grand sourire… mais, quand on y réfléchit, c’est autant une traque des clients qu’une recherche de cadeau parfait. Bof, bof.
J’ai beaucoup plus apprécié la partie concernant la gestion de l’équipe User research for designers & ingeneers par Rachel Ilan Simpson

Une conférence passionnante sur tous les types de tests utilisateurs qu’on peut faire pour faire toujours mieux, plus adapté à nos utilisateurs. L’idée est de rentrer dans un cercle vertueux pour tester, prototyper, interviewer, évaluer… et recommencer. Ce qui se résume magnifiquement par Fail early. Fail often..
Mention spéciale à cette fabuleuse vidéo youtube The Scrollwheel dans laquelle touter personne ayant, au moins une fois, participé ou assisté à des tests utilisateurs se reconnaitra.
Ah et, euh, pourquoi diable a t’on tous téléchargé Pop ? C’était juste pour faire une (mauvaise) blague aux gens qui essaient tant bien que mal de maintenir le Wi-Fi ?

The UX of offline-first par Jake Archibald

Une conférence qui regroupe les 2 thèmes privilégiés de l’année : Progresive enhancement et Services Workers.
Elle n’est pas nouvelle mais j’aime toujours autant cette image d’un escalator pour expliquer le concept de Progresive enhancement. Quant aux Services Workers, je dois avouer que je ne sais pas encore bien quoi en faire mais que les conférences de cette année m’ont sérieusement chatouillé et qju’il va vraiment falloir que je creuse le sujet. Surtout que j’adore cette idée/citation : Is ServiceWorker ready? It will be — if you start using it.

La Photo walk

Nous avons fait, au pas de course parce qu’il était déjà un poil tard et que la lumière déclinait vite, une petit tour dans Oxford en suivant Cat Clark, puis nous sommes tous allé dans un pub pas bien droit pour boire des bières et manger des burgers.
(un billet suivra très vite avec mes photos !)

Bilan

Je repars d’Oxford reboosté, avec l’envie d’essayer plein de trucs et des idées plein la tête… Je retrouve aussi foi dans le web : revenir aux basiques, à du sémantique, du responsive par nature, des échanges enrichissants, des discussions stimulantes, ne pas re-inventer la roue, revenir à du simple, penser à tous, être accessible… (mais un peu paumé aussi quant les mozillians historiques sont recrutés par Microsoft et qu’on ne sais plus que penser de Google…)

Peut-être encore plus que l’an dernier, c’était un événement vraiment cosmopolite et ça fait un bien fou. J’ai discuté avec des anglais, pris des photos avec une néerlandaise, refais le monde avec des californiens et un tchèque, disserté bières avec un belge et un luxembourgeois, bu des cafés avec une norvégienne, mangé des hamburgers avec une allemande, un portugais vivant aux Pays-Bas, un grec et une espagnoles vivants en allemagne, fait un atelier avec un lithuanien… C’était vraiment incroyable.
Je reviendrais ! Rendez-vous l’année prochaine ?

  • 1
  • 2