Le Web a 30 ans

Hier, le Web a fêté ses 30 ans.

À cette occasion, la World Wide Web Foundation, fondée en 2009 par Time Berners-Lee, invite les internautes à participer à un projet collaboratif pour raconter l’histoire du Web.

Sans le Web , je ne sais pas quel métier je ferais. Je n’aurais sans doute pas rencontré bon nombre de mes amis. Bref, sans le Web; je n’arrive que difficilement à imaginer quelle serait ma vie.

Mes débuts avec le web

J’ai découvert le Web en 1995. Il était encore tout jeunes, assez peu peuplé, peu francophone… mais bouillonnant.
Yahoo existait déjà mais listait tous les sites de son « annuaire » sur une seule et unique page.
On pouvait apprendre assez rapidement et assez facilement à faire son premier site Web tant les balises d’HTML 1.0 étaient peu nombreuses. On était d’ailleurs encouragés à le faire puisque la règle était alors « Si tu ne le trouves pas sur le Web, c’est à toi de l’y mettre ».

Je donc créé très rapidement Le Guide du Cyber-Routard. Il était initialement hébergé chez GeoCities.

Nous ne tweetions pas (encore) mais foutions déjà le bronx échangions déjà sur le Cyberforum, un forum/espace d’échanges et de libertés hébergé par l’université de Bourgogne. Le matin on discutait avec les français, les suisses, les belges, bref, on discutait entre européens, l’après-midi commençaient à arriver les américains (ce qui ralentissait le Web, et ça se sentait).

Ensuite, nous avons découvert IRC… et ce fut notre perte 😉
J’ai gardé un certaines nombre de traces de cette époque, je me suis construit un petit musée.

La suite… serait trop long à raconter

  • En 1996, je créais mon compte Yahoo. Leur webmail était une révolution.
  • En 1999, je devenais Chargé de communication internet-intranet, bref, je choisissais de faire du Web mon métier.
  • En 2006, je créais mon compte Google. Gmail, Talk, Reader, Wave, que de services utiles et innovants ! (beaucoup ayant disparus aujourd’hui…)
  • En avril 2007, je rejoignais Facebook. C’était juste une révolution, à l’époque, pour nous permettre de rester en contacts avec les copains d’Oxford.
  • Le 7 mai 2007, je publiais mon premier tweet et découvrais ce que pouvait être un réseau social asynchrone.
  • En octobre 2008, je devenais Expert Accessiweb en évaluation, matérialisant mon intérêt croisant pour l’accessibilité numérique, et mon engagement pour la promouvoir au sein de mon entreprise.
  • En 2015, je passais la <a href= »https://www.6×8.org/2015/09/je-suis-certifie-opquast/>Certification Opquast : Maîtrise de la qualité en projet Web, qui n’est que le prolongement logique des mes engagements précédents.

Et demain ?

Je suis resté fidèle. Toujours.

Quand Microsoft abusait de la position dominante de son système d’exploitation pour imposer Internet Explorer/, quand les webmasters affichaient fièrement sur leurs sites Best Viewed with Internet Explorer et que, parce qu’ils faisaient mal leur job, c’était effectivement le cas, à ce moment-là j’ai continuer d’utiliser mon fidèle Netscape lent, lourd et dans lequel bon nombre de pages s’affichaient mal. J’ai ensuite utilisé Phoenix dès que ça a été possible, puis Firefox, évidemment, que j’utilise encore sur tous mes appareils.

Je suis resté fidèle… mais je suis aussi devenu méfiant. Je protège ma vie privée.

Early adopter dans l’âme, j’étais un des premiers utilisateurs de webmail, Yahoo d’abord puis Gmail, mais j’héberge désormais moi-même ma messagerie.
J’ai utilisé Altavista, Hotbot, Lycos mais aussi le français Voila… mais Google a tout balayé. Et longtemps, j’ai trouvé que c’était bien comme ça. Sauf qu’aujourd’hui, je suis passé à Qwant. Même sur son activité historique, je ne fais plus vraiment confiance à Google.
J’ai publié sur les réseaux sociaux, j’ai tué mon Sitofotos parce qu’héberger mes photos sur Flickr était plus simple, et beaucoup moins cher. Je m’efforce aujourd’hui d’alimenter ce blog, de reprendre le contrôle sur ma vie numérique.

Demain ? Demain je compte bien continuer comme cela, mais aussi continuer à expliquer autour de moi pourquoi c’est important, et pourquoi ça nous concerne tous.
Je vais essayer, aussi, de continuer à sensibiliter les nouvelles générations de travailleurs du Web. Un Web éthique, c’est d’abord l’éthique de ceux qui font le Web
Je veux m’efforcer de refuser tous ces compromis, petits et grands qui, je m’en rends compte aujourd’hui, mettent en péril le Web qui a aujourd’hui 30 ans.

Alors au boulot ! (coucou Tristan)

Écrit par moko

Lomographe, lecteur... et maître de la toile d'araignée... et expert en accessibilité... et des trucs dans les medias, les réseaux, le marketing, le design...

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