Trucs de geek

Une forme par jour, à vous de compléter le dessin !

Faut que je vous cause d’un truc que j’ai découvert dernièrement sur twitter et que je trouve génial : la forme du jour. Le principe est tout simple : tous le jour une forme est proposée, à chacun de se creuser la tête pour l’interpréter.

Je m’y essaie pour ma part, modestement, depuis le 28 août et, si je ne me fais pas d’illusions quant à la qualité de mes productions, cela a le mérite de chatouiller mon imagination et m’aide à mieux maitriser le dessin sur iPad 🙂

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En parcourant le mot-dièse #formedujour, c’est assez bluffant : chacun y va se son interprétation, certains s’efforçant de rester proche de la forme, d’autres s’autorisant, par exemple, à la faire tourner (j’évite mais ne me l’interdit pas). C’est presque ce qui rends ce défi si intéressant : la forme est imposée… mais c’est tout. Pour le reste, c’est à chacun de se créer ses règles et, tous les jours, de se creuser la tête !

Lunii, la fabrique à (zolies) histoires

En décembre dernier, je découvrais, étais rapidement convaincu, et donc crownfoundé le Lunii sur la plateforme de financement participatif Ulule.

Ce qu’il y a de rigolo avec le crownfounding, c’est qu’on financer à l’avance, puis on range ça dans un coin de sa tête sans trop y penser… et un jour, presque comme une réponse, on reçoit un cadeau. Le Lunii, je l’ai reçu début juillet, et c’était plus un cadeau pour les loulous que pour moi… mais ça leurs plait tellement que, finalement, c’est quand même aussi un cadeau pour moi.

Mais c’est quoi ce « Lunii » boudiou ?

Maintenant que je vous ai raconté ma vie, je vais quand même vous dire ce que c’est que le Lunii : c’est une « fabrique à histoires ». Un objet un peu geek mais pas trop, robuste, coloré, rigolo, juste technologique comme il faut, pas de clavier, pas d’écran, tout est, déjà là, dans l’imaginaire.

(l’engin en question)

Mais comment ça marche c’t’engin ?

  1. L’enfant allume le Lunii
  2. Il est guidé pour choisir un héros, un lieu, un autre personnage et un objet (une molette et un gros bouton OK suffisent
  3. Et hop, une nouvelle histoire !
  4. (retour au 2… jusque plus soif)

Y’en a beaucoup d’histoires ?

Dans le kit de base, les histoires de Suzanne et Gaston, il y en a déjà 48, mais vous pouvez ensuite connecter votre Lunii sur votre Mac (ou votre PC il parait, il est pas comme ça le Lunii) et télécharger de nouvelles aventures dans la Luniithèque : des histoires de pirates, de rois, de fées… de tout, vraiment !

La Luniithèque

Bref, tu conseilles

C’est pas moi qui le conseille, ce sont les loulous ! Moi, je me contente de le constater 🙂
En plus, maintenant, on le trouve un peu partout : sur le site Lunii.fr, évidemment, mais aussi chez Oxybul, à la FNAC, chez Nature & Découvertes voire sur Amazon. Et c’est le même prix un peu partout : un chouille moins de 60 euros.

Ah, et pour avoir des news, toussa , ils ont (et utilisent) une page Facebook bien sûr !

Ma nouvelle marotte : le geocaching

Depuis une quinzaine d’années (oulala, ça ne me rajeunit pas…), j’ai pris l’habitude de me promener en levant la tête en quête de Space Invaders (j’en ai, à ce jour, 339 dans mon album Flickr).

Depuis quelques temps, j’ai trouvé une autre motivation (pas incompatible avec la quête d’Invaders) pour continuer d’arpenter la ville : le geocaching.

Qu’est ce que le geocaching ?


C’est une sorte de « chasse au trésor 2.0 » : quelqu’un, le créateur de « la cache » dissimule (dans le ville ou dans la nature, c’est selon) une boîte, plus ou moins grande, contenant au minimum un « geolog » (sur lequel les geocacheurs pourront inscrire leurs noms, une fois qu’ils auront trouvé la cache). Il l’enregistre ensuite sur le site geocaching.com en la décrivant et, surtout, en indiquant ses coordonnées GPS.

En 2013, il existait déjà plus de 2 millions de caches dans le monde, réparties sur 222 pays !
Rien qu’en France, il en existe actuellement plus de 200 000 !

Comment ça marche ?

Toutes les geocaches sont listées sur le site geocaching.com

Chaque cache est décrite sur une page dédiée, contenant toutes les infos pour la débusquer : type de cache, difficulté, type de terrain, taille, description, indice éventuel… et geolog en ligne avec la liste des visites enregistrées.

Il existe plusieurs types de caches

  • la traditionnelle : c’est celle qui ne contient qu’un geolog et se trouve aux coordonnées précisées sur la page de la cache
  • la multi-cache : plusieurs caches se succèdent, la page de la cache donne les coordonnées de la première geocache et des indices pour découvrir les suivantes… indice que vous ne pourrez comprendre qu’une fois trouvée les caches précédentes.
  • la cache mystère : la cache ne se trouve pas aux coordonnées précisées sur la page. Pour en obtenir les coordonnées exactes, vous devez résoudre une énigme. La plupart temps, la description contient un lien vers une page geocheck.org qui vous permet de vous assurer que les coordonnées que vous pensez avoir trouvé sont les bonnes.
  • l’earthcache : ce n’est pas une cache « physique » mais un endroit où vous pouvez vous rendre pour en apprendre plus sur une caractéristiques géologique du lieu. Vous aurez souvent à répondre à quelques questions pour prouver que vous avez bien compris le « cours » et valider la cache 😉
  • l’eventcache : ce n’est pas non plus une cache mais une rencontre. La page indique le lieu de la rencontre et ses horaires (le geocaching peut se pratiquer seul mais c’est souvent une activité qui se partage !).
  • la cache virtuelle : comme son nom l’indique, elle n’est pas physique (non plus), c’est à dire qu’elle ne contient ni boite, ni geolog. Vous loguez donc en ligne, une fois trouvé l’objet de la quête.
  • la cache Wherigo : ce type de cache nécessite l’utilisation d’une application supplémentaire, Wherigo, dans laquelle vous pouvez télécharger des cartouches qui vous permettront d’encore plus interagir avec l’environnement de la cache.

Une diversité impressionnante


Chaque cache est plus ou moins difficile (sur une échelle de 1 à 5), accessible (idem) et chaque boîte est plus ou moins grande (de « nano », la plus petite, environ la taille d’une gomme de crayon à « large », ce qui peut correspondre à une caisse militaire par exemple).

Certaines caches contiennent, en plus du geolog à signer, des objets voyageurs. Si vous prenez quelque chose, vous devez y laisser un objet de valeur égale ou supérieure. Chaque objet est traçable sur le site geocaching.

Il y en a partout ?

Il y en a beaucoup mais les geocaches se trouvent généralement dans des lieux particuliers (touristiques, historiques, étonnants…). D’ailleurs, la plupart des pages de geocaches contiennent des informations, historiques, géographiques, géologiques voire touristiques.

Alors, comment je fais ?

  1. Inscrivez-vous sur le site geocaching.com
  2. Installer l’appli (à la base, vous pouvez n’utiliser qu’un GPS mais franchement, en 2017, on va dire que vous installez l’appli)
  3. Commencez à chercher 🙂

Commencez par des caches traditionnelles, ça vous donnera une idée de où les caches peuvent être cachées.
De même, commencez par les plus simples, les plus accessibles.

Pour les caches mystères, je vous conseille fortement de préparer vos visites tranquillement chez vous, via le site geocaching.com, et de ne vous déplacer que quand vous serez sûr de votre réponse

Enfin, et c’est plus qu’un conseil, quand vous cherchez une geocache, il faut être discret, surtout en ville, car les geomoldus, c’est à dire les personnes qui ne jouent pas, ne doivent se douter de rien. Il ne faudrait pas qu’elles viennent ensuite abimer, voire détruire, les geocaches !

Quelques geocaches insolites

  • International Space Station : une geocache sur l’ISS ? Est-ce que ce n’est pas juste génial ? (difficulté 5, terrain 5… évidemment).
  • Rainbow Hydrothermal Vents : cette cache se trouve sous la mer. Ce n’est pas unique, plus d’une centaine de caches ne sont accessibles qu’en tuba… mais celle là se trouve à une profondeur de 2300 mètres. Elle a été visitée une fois.
  • Hell’s Escape est la cache la plus au sud de la planète (elle se trouve en Antarctique !
  • Earth’s Roof est une earthcachew se trouvant sur le mont Everest

Quelques geocaches que j’ai particulièrement appréciées

Les boites les plus ingénieuses

  • Magdalenae : une boîte très ingénieuse, particulièrement bien intégrée dans son environnement (mais pas évidente, même une fois repérée, à récupérer car l’endroit grouille de geomoldus.
  • Place du Chatelet : celle là, aussi, est très étonnante et très bien intégrée 🙂

Les mystères qui m’ont bien plus

Ceux qui me laissent perplexes

Les Wherigos

  • I ❤️ Paris se joue avec une cartouche listant 40 zones touristiques à Paris. Elles sont secrètes évidemment et, pour valider la cache, vous devez en trouver 5
  • Pacman ᗧ···•······👻 : pour valider la cache, vous devez jouer à Pacman sur l’Île Saint Louis !

Les virtuelles

  • Paris Urban Invasion : c’est LA cache qui était faite pour moi. Je l’ai évidemment validée très vite 🙂
  • Lettre de cachet : pas très compliquée, c’est le type même de cache qui vous fait découvrir des endroits parisiens que vous pensiez connaître.
  • Who is She ? parce que c’est l’autre cache qui m’a fait revenir aux Tuileries.

Les caches en cours… mais c’est long

  • Collectionnez-les tous ! : des geocoins apparaissent régulièrement sur cette page. Il y en a plus d’une centaine, certains apparaissant plus souvent que d’autres (mais tous apparaissent au moins une fois chaque jour). Pour valider la cache, il faut noter le code secret de chaque geocoin… (il m’en manque encore une dizaine)
  • Le challenge des chiffres et des lettres : pour valider celle-là, il faut avoir trouvé 26 caches, une pour chaque lettre de l’alphabet (je progresse…).

  • Maison, Train, Travail (57)
    , Maison, Train, Travail (17) et Maison, Train, Travail (75) : ce sont 3 caches complémentaires qui se trouvent à Royan, Paris et Metz. On peut prendre le temps de la faire seul ou trouver des co-équipiers. J’aime bien l’idée… et elle semble faite pour moi (je vis à Paris, ma mère à Royan et ma belle-famille est mosellane).

Voilà ! Je ne pensais pas écrire autant… mais il faut croire que le sujet m’inspire ! Je vous ai convaincu ? On se retrouve quand pour geologuer ensemble ?

Firefox Focus devient un navigateur (mais continue de protéger votre vie privée)

L’an dernier, je vous expliquais comment protéger votre vie privée sur iPhone grâce à Focus by Firefox (Dites adieu aux mouchards ! (épisode 2, sur iPhone)).

Hier, l’application a évolué&nbep;: la version 2 (qui s’appelle désormais Firefox Focus) devient désormais un navigateur. Un navigateur réduit au strict minimum (pas d’onglets, pas de menus, pas de partages…) mais un navigateur qui respecte votre vie privée :

  • Il permet toujours de bloquer différents types de trackers pour protéger votre vie privée (publicités, analytics, réseaux sociaux…) ainsi que de bloquer les web fonts (pour la performance).
  • L’interface est on ne peut plus simple. On notera juste le bouton Erase pour effacer vos données de navigation et le logo Firefox en bas (uniquement s’il est installé sur votre iPhone j’imagine) pour ouvrir la page dans Firefox.

Bref, c’est l’app idéal pour vos sessions web qui ne doivent pas laisser de traces (j’aime beaucoup les exemples donnés sur le blog Firefox : « recherche de bagues de fiançailles, de billets pour Las Vegas ou de cigares un peu chers »).

Évidemment, Focus peut toujours être utilisé comme bloqueur de contenu quand vous naviguez avec Safari (mais toujours pas avec Firefox pour iOS, à cause des restrictions d’Apple qui font qu’un navigateur sur iOS doit utiliser l’API Webkit mais ne peut prétendre à utiliser un bloqueur de contenu).

On résume :

  • Vous pouvez naviguer en toute confidentialité avec Firefox Focus
  • Vous pouvez utiliser Firefox Focus pour protéger votre vie privée quand vous naviguez avec Safari
  • Reste le navigateur Firefox pour iOS qu’on aimerait pouvoir utiliser en alternative à Safari… mais pas au pris de notre vie privée (Apple, fais quelque chose, c’est plus possible là !).

Bref, si vous ne l’avez pas déjà sur votre iBidule, c’est le moment d’aller chercher Firefox Focus sur l’App Store !

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La vie, l’univers et le reste

La vie, l’univers et le reste

Souvent on me demande « Pourquoi six fois huit ? » et « Pourquoi quarante-deux ? » Alors, je me dis que me fendre d’un billet explicatif ne serait pas de trop.

Hitchhiker's Guide to the Galaxy

Tout vient du Guide du routard galactique (Hitchhiker’s Guide to the Galaxy) de Douglas Adams. C’est une fabuleuse trilogie, unique en son genre (ne serait-ce que parce que c’est une trilogie de 5 tomes). Une des œuvres les plus drôles que j’ai lu. Elle contient pléthore d’histoires toutes plus dingues les unes que les autres. Vous ne trouverez ici que la réponse à la vie, à l’univers et au reste.

Installez-vous bien. C’est parti.

Tout commence il y a bien longtemps quand un peuple déjà extrêmement avancé et développé, ayant trouvé presque toutes les réponses… sauf la réponse ultime, la réponse à la vie, à l’univers et au reste (The Ultimate Question of Life, the Universe and Everything). Comprenant qu’il était illusoire d’attendre de leurs philosophes qu’ils trouvent cette réponse, ils décident de construire l’ordinateur le plus puissant de tout l’univers et de tous les temps pour qu’il leur fournisse la réponse.

Cet ordinateur s’appelle « Deep Thought » (dans les années 80, IBM a construit un ordinateur s’appelant également Deep Thought et l’a fait jouer aux échecs contre Gary Kasparov (il a perdu mais, en 1996, son successeur, le Deep Blue gagnera)).

Ils le construisent, lui pose la question… puis il mouline… pendant sept millions et demi d’années !

Passé ce temps de calcul, l’ordinateur se réveille. Une grande fête a bien évidemment été organisée et un cérémonial majestueux préparé pour, enfin, obtenir la réponse à la vie, à l’univers et au reste.

Deep Thought

  • « And you’re ready to give it to us? » urged Loonsuawl.
  • « I am. »
  • « Now?
  • « Now, » said Deep Thought.
  • They both licked their dry lips.
  • « Though I don’t think, » added Deep Thought. « that you’re going to like it. »
  • « Doesn’t matter! » said Phouchg. « We must know it! Now! »
  • « Now? » inquired Deep Thought.
  • « Yes! Now… »
  • « All right, » said the computer, and settled into silence again. The two men fidgeted. The tension was unbearable.
  • « You’re really not going to like it, » observed Deep Thought.
  • « Tell us! »
  • « All right, » said Deep Thought. « The Answer to the Great Question… »
  • « Yes..! »
  • « Of Life, the Universe and Everything… » said Deep Thought.
  • « Yes…! »
  • « Is… » said Deep Thought, and paused.
  • « Yes…! »
  • « Is… »
  • « Yes…!!!…? »
  • « Forty-two, » said Deep Thought, with infinite majesty and calm.”

Passé la stupeur, on commence par lyncher les descendants des ingénieurs ayant conçu l’ordinateur puis on songe à lui demander quelques précisions. Il explique alors qu’il est juste assez puissant pour leurs donner la réponse, mais pas assez pour leurs donner la question. Il n’est que le second ordinateur le plus puissent de tout l’univers et de tous les temps.

On cherche alors à savoir quel peut bien être l’ordinateur le plus puissant… jusqu’à ce que l’ordinateur explique qu’il n’existe pas encore mais qu’il peut, s’ils le désirent, leurs en donner les plans. Les plans de l’ordinateur Le plus puissant de tout l’univers et de tous les temps.

Il est tellement gros qu’il a la taille d’une planète et tellement évolué qu’il comporte des êtres vivants dans son processus. On l’appelle « La Terre ».

On construit donc la Terre et les chercheurs prennent l’apparence de souris pour en contrôler le bon fonctionnement.

Mice.. aka vast Hyper-intelligent pan-dimensionnal beings

10 millions d’années passent… jusqu’à ce que, 5 minutes avant le moment où la question aurait dû être trouvée, les Vogons ne la détruisent pour construire une autoroute hyper-spatiale…

Depuis, on cherche toujours la question.


Marvin

  • Les souris ont proposé « How many roads must a man walk down? » (c’est aussi le début de la chanson Blowin’ in the Wind de Bob Dylan)
  • Marvin, l’androïde paranoïde, propose « Pensez à un nombre, n’importe lequel. »
  • On a essayé d’extraire la réponse du subconscient d’Arthur Dent, le dernier humain à avoir quitté la Terre avant se destruction (grâce à son ami Ford Escort qui se trouvait être un extraterrestre, et qui a donc pu lui apprendre à faire de l’astrostop avec une serviette rose… mais c’est une autre histoire). Bref, ce qu’on a extrait de son subconscient (en utilisant des lettres de Scrabble), c’est « Combien font six fois huit ? ». Le fait que 6 fois huit ne fasse pas (vraiment) quarante-deux expliquerait pourquoi le monde ne tourne finalement pas si rond…

D’après une théorie, le jour où quelqu’un découvrira exactement à quoi sert l’Univers et pourquoi il est là, ledit Univers disparaîtra sur-le-champ pour se voir remplacé par quelque chose de considérablement plus bizarre et inexplicable.
Selon une autre théorie, la chose se serait en fait déjà produite.

Douglas Adams

En 1993, dans le newsgroup alt.fan.douglas-adams (Qui se rappelle des newsgroups ?) a fourni une réponse :

La réponse à ceci est très simple. C’était une plaisanterie. Ce devait être un nombre, ordinaire et plutôt petit, et j’ai choisi celui-ci. Les représentations binaires, la base treize, les moines tibétains ne sont que des balivernes. Je me suis assis à mon bureau, j’ai regardé dans le jardin et je me suis dit « 42 ira » et je l’ai écrit. Fin de l’histoire.

On retrouve le chiffre quarante-deux, de manière totalement fortuite ou pour des hommages totalement assumés, dans de nombeux domaines :

  • Dans la série Lost, 42 est le dernier chiffre de la fameuse série « 4, 8, 15, 16, 23 et 42 »
  • Dans la série X-files, Fox Mulder habitent l’appartement 42.
  • Un des épisodes du Doctor Who s’appelle « 42 »… il dure 42 minutes.
  • Dans Toy Story, le vaisseau de Buzz l’éclair s’appelle « 42 
  • Si vous demandez à Google « the answer to life, the universe and everything », il vous répondra 42.
  • Duck Duck Go n’est pas en reste  « Answer to the ultimate question of Life, the universe and everything »
  • Si vous demandez à Siri« Quel est le sens de la vie ? », il vous répondra parfois « 42. »
  • Une des astuces des écrans de chargement de World of Warcrfat indique « Quelle que soit la question, la réponse est 42. »

(désolé pour certaines inexactitudes, je raconte de tête… mais ça doit bien faire 20 ans que j’ai lu LE guide…. si ça se trouve, j’ai mélangé des choses et, pour être honnête, je suis d’ailleurs a peu près sûr que les internet semblent, eux, se rappeler de « 6×9 » plutôt que « 6×8 »… pas grave, c’est mon blog, je fais ce que je veux… et j’aime bien mon 6×8)

La Déclaration d’indépendance du Cyberspace a 20 ans

La Déclaration d’indépendance du Cyberspace a 20 ans

Il y a 20 ans, le 8 février 1996, John Perry Barlow publiait un texte fondateur « La déclaration d’indépendance du Cyberspace » :

A Declaration of the Independence of Cyberspace

Governments of the Industrial World, you weary giants of flesh and steel, I come from Cyberspace, the new home of Mind. On behalf of the future, I ask you of the past to leave us alone. You are not welcome among us. You have no sovereignty where we gather.

We have no elected government, nor are we likely to have one, so I address you with no greater authority than that with which liberty itself always speaks. I declare the global social space we are building to be naturally independent of the tyrannies you seek to impose on us. You have no moral right to rule us nor do you possess any methods of enforcement we have true reason to fear.

Governments derive their just powers from the consent of the governed. You have neither solicited nor received ours. We did not invite you. You do not know us, nor do you know our world. Cyberspace does not lie within your borders. Do not think that you can build it, as though it were a public construction project. You cannot. It is an act of nature and it grows itself through our collective actions.

You have not engaged in our great and gathering conversation, nor did you create the wealth of our marketplaces. You do not know our culture, our ethics, or the unwritten codes that already provide our society more order than could be obtained by any of your impositions.

You claim there are problems among us that you need to solve. You use this claim as an excuse to invade our precincts. Many of these problems don’t exist. Where there are real conflicts, where there are wrongs, we will identify them and address them by our means. We are forming our own Social Contract . This governance will arise according to the conditions of our world, not yours. Our world is different.

Cyberspace consists of transactions, relationships, and thought itself, arrayed like a standing wave in the web of our communications. Ours is a world that is both everywhere and nowhere, but it is not where bodies live.

We are creating a world that all may enter without privilege or prejudice accorded by race, economic power, military force, or station of birth.

We are creating a world where anyone, anywhere may express his or her beliefs, no matter how singular, without fear of being coerced into silence or conformity.

Your legal concepts of property, expression, identity, movement, and context do not apply to us. They are all based on matter, and there is no matter here.

Our identities have no bodies, so, unlike you, we cannot obtain order by physical coercion. We believe that from ethics, enlightened self-interest, and the commonweal, our governance will emerge . Our identities may be distributed across many of your jurisdictions. The only law that all our constituent cultures would generally recognize is the Golden Rule. We hope we will be able to build our particular solutions on that basis. But we cannot accept the solutions you are attempting to impose.

In the United States, you have today created a law, the Telecommunications Reform Act, which repudiates your own Constitution and insults the dreams of Jefferson, Washington, Mill, Madison, DeToqueville, and Brandeis. These dreams must now be born anew in us.

You are terrified of your own children, since they are natives in a world where you will always be immigrants. Because you fear them, you entrust your bureaucracies with the parental responsibilities you are too cowardly to confront yourselves. In our world, all the sentiments and expressions of humanity, from the debasing to the angelic, are parts of a seamless whole, the global conversation of bits. We cannot separate the air that chokes from the air upon which wings beat.

In China, Germany, France, Russia, Singapore, Italy and the United States, you are trying to ward off the virus of liberty by erecting guard posts at the frontiers of Cyberspace. These may keep out the contagion for a small time, but they will not work in a world that will soon be blanketed in bit-bearing media.

Your increasingly obsolete information industries would perpetuate themselves by proposing laws, in America and elsewhere, that claim to own speech itself throughout the world. These laws would declare ideas to be another industrial product, no more noble than pig iron. In our world, whatever the human mind may create can be reproduced and distributed infinitely at no cost. The global conveyance of thought no longer requires your factories to accomplish.

These increasingly hostile and colonial measures place us in the same position as those previous lovers of freedom and self-determination who had to reject the authorities of distant, uninformed powers. We must declare our virtual selves immune to your sovereignty, even as we continue to consent to your rule over our bodies. We will spread ourselves across the Planet so that no one can arrest our thoughts.

We will create a civilization of the Mind in Cyberspace. May it be more humane and fair than the world your governments have made before.

Davos, Switzerland
February 8, 1996

C’était il y a 20 ans, déjà. Et, déjà, on s’inquiétait des législateurs et des bureaucrates qui commençaient à vouloir réguler, c’est à dire encadrer, contrôler, ce nouvel espace et cette nouvelle frontière.

En le relisant aujourd’hui, je trouve que ce texte reste globalement d’actualité et pose toujours des questions pertinentes.

Que s’est-t-il passé depuis ? Que reste-t-il de la Déclaration d’indépendance du cyberspace ?

Est-ce que les gouvernements nous on laissé en paix ? Est-ce qu’on a vraiment créé ce monde « ouvert à tous, sans privilège ni préjugé qui dépende de la race, du pouvoir économique, de la puissance militaire ou du rang à la naissance […] où chacun, où qu’il soit, peut exprimer ce qu’il croit, quel que soit le degré de singularité de ses croyances, sans devoir craindre d’être forcé de se taire ou de se conformer » ?

  • Julian Assange, et d’autres, ont tentés de réduire l’asymétrie d’information entre les pouvoirs publics et les citoyens.
  • Edward Snowden est devenu le symbole des lanceurs d’alerte, la preuve qu’on peut, en tant que citoyen, voire en tant que patriote , au nom des libertés, s’opposer à son propre gouvernement.
  • Les printemps arabes ont montré l’usage que des citoyens pouvaient faire des nouvelles technologies
  • Telecomix a ouvert la voie d’un mouvement de cybermilitants en faveur de la liberté d’expression.
  • En France, les attentats ont servi d’alibi et de prétexte pour réduire nos libertés mais, heureusement, la Quadrature du Net n’entends pas baisser les bras et défends nos droits et nos libertés. Ils font un travail fantastique et malheureusement indispensable. Abonnez-vous, allez les rencontrer, et soutenez-les !

Sans être Julian Assange ou Edward Snowden, vous avez aussi du pouvoir, ne l’oubliez pas.

Car tout cela concerne surtout la Cathédrale, mais certains se sont aussi préoccupés du Bazar (oui, je sais que La Cathédrale et le Bazar, ça ne parle pas de l’internet marchand mais j’aime quand même bien ce terme de « Bazar » pour évoquer les marchands du Temple).

  • Gardez l’habitude de partager et pas que sur Facebook. Participez à des projets collaboratifs, publiez des blogs, commentez… maintenez la diversité du web
  • Reprenez le contrôle de vos données, dites non aux GAFA (pas forcément systématiquement, hein, mais gardez l’habitude de savoir dire non).
  • Gardez en tête que vous pouvez aussi choisir l’indépendance.
    • Vous pouvez aussi vous dégoogliser facilement et rapidement avec un Cloud personnel, simple et flexible grâce à Cozy Cloud

Tout cela est loin d’être exhaustif… mais j’espère que vous aurez saisi l’idée générale : si vous ne voulez pas que d’autres choisissent à votre place à quoi sert le réseau, comment il doit fonctionner, ou ce qu’il doit permettre ou non, c’est à vous d’en décider. Ré-affirmons l’indépendance du Cyberspace


L’image d’entête est de Éric Constantineau. Elle est en licence CC BY-NC 2.0

Le saviez-tu ? Instagram en ASCII art !

Vos photos Instagram sont également disponibles en ASCII art (vous savez, ces dessins fait uniquement avec les lettres et les caractères spéciaux ? Y’a 20 ans, toutes nos signatures étaient comme ça !), voire en ASCII art et en couleurs, s’il vous plait !

Comme je fais ?

  1. Prenez une photo publiée sur Instagram, n’importe laquelle.
    Le plus simple, c’est de la choisir à partir d’un site tiers, par exemple iconosquare.com, car sur instagram.com, on ne peut pas (ou, en tout cas, pas facilement, récupérer l’adresse de l’image).
    J’ai choisis l’image suivante dont l’adresse suriconosquare est la suivante : http://iconosquare.com/p/1149294310761063500_2474760

    J'ai fini mes calissons ! Je peux aller voir Star Wars 🙂

    Une photo publiée par Arnaud Malon (@zemoko) le

  2. Faites un clic droit sur l’image et choisissez Afficher l’image (sur Firefox en tout cas mais ça ne doit pas être bien différent sur d’autres navigateurs).
    Vous disposerez alors de la « vraie » URL de l’image. Pour moi, ça donne https://scontent.cdninstagram.com/t51.2885-15/s640x640/sh0.08/e35/12357591_214457888893323_1242855472_n.jpg
    Afficher l'image
  3. Vous la voulez en ASCII art ? Rajoutez juste .txt à la fin de cette adresse.
    Ce qui donne  https://scontent.cdninstagram.com/t51.2885-15/s640x640/sh0.08/e35/12357591_214457888893323_1242855472_n.jpg.txt
    ASCII

  4. Vous la voulez en ASCII art coloré ? Rajoutez juste .html à la fin de cette adresse.
    Ce qui donne  https://scontent.cdninstagram.com/t51.2885-15/s640x640/sh0.08/e35/12357591_214457888893323_1242855472_n.jpg.html
    ASCII en couleurs

C’est facile et rigolo, non ? Comme dirait l’autre : « Inutile donc indispensable » !

Dites adieu aux mouchards ! (épisode 2, sur iPhone)

Dites adieu aux mouchards ! (épisode 2, sur iPhone)

Il y a un mois, je vous proposais de dire adieu aux mouchards, saluant la sortie de la version 42 de Firefox qui propose nativement une protection contre le pistage.

Bonne nouvelle, ce mois-ci, c’est sur nos iPhone que Firefox se propose de nous protéger : ils ont lancé cette semaine Focus by Firefox, un « bloqueur de contenu » simple, gratuit et personnalisable.

La moins bonne nouvelle, c’est que, pour le moment du moins, ça ne fonctionne que sur Safari… Moi qui était bien content de retrouver Firefox sur iOS, je suis bien embêté (mais Mozilla affirme continuer de chercher des moyens de mettre cette fonctionnalité à la disposition des utilisateurs de Firefox pour iOS aussi rapidement que possible donc tout n’est pas perdu.

Comment l’installer ?

  1. Téléchargez Focus by Firefox sur l’App Store
  2. Lancez le. Une petite intro vous explique, en anglais, ce que vous devez faire, c’est à dire…
  3. Ouvrez Réglages pour allez dans Safari > Bloqueurs de contenus et activez Focus
  4. Revenez à Focus, et c’est bon !
  5. Enfin, non, si vous voulez, vous pouvez choisir précisément quels contenus seront bloqués :
    • les publicités
    • les traqueurs statistiques
    • les traqueurs des réseaux sociaux
    • les autres (là je dois avouer que je ne suis pas bien sûr d’avoir compris de quoi il s’agit)
    • les web fonts (pour gagner en performances)

Personnellement, je n’ai pas changé d’avis depuis septembre (Payer, oui. Afficher des pubs, oui. Être traqué, non.) et je bloque les traqueurs mais autorise les publicités.

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La photo d’entête est de Guian Bolisay. Elle est disponible sur Flickr en licence CC BY-SA.

Dites adieu aux mouchards !

Dites adieu aux mouchards !

Firefox 42 vient de débarquer avec, entre autres nouveautés, un mode de navigation privée vous protégeant mieux contre le pistage.

Certaines extensions existaient déjà pour faire ce genre de choses (Privacy Badger, Ghostery…) mais c’est la première fois qu’un navigateur intègre en natif un tel outil… car, oui, il peut également être disponible en dehors du mode de navigation privée !

Comment l’activer tout le temps ?

  1. Ouvrez un onglet et tapez about:config dans la barre d’adresse
  2. Cliquez sur le bouton Je ferais attention, promis !
    about:config - Je ferais attention, promis !
  3. Cherchez l’option « privacy.trackingprotection.enabled » (en collant son nom dans la zone de recherche) et faites passer sa valeur à « true ».
    privacy.trackingprotection.enabled true
  4. C’est tout !

Et maintenant ?

Maintenant, quand vous naviguez sur un site qui (essaie de) vous piste(r), vous verrez un petit bouclier à gauche de la barre d’adresse pour vous informer que des tentatives de pistages ont été bloquées.
En cliquant dessus, vous pouvez choisir de désactiver la protection pour certains sites, au cas par cas.

Capture d'écran 2015-11-03 21.07.28

Bref, si vous n’êtes pas encore utilisateur de Firefox, c’est le moment de le télécharger. Si vous l’êtes déjà, ça vous fait une (bonne) raison de plus pour lui rester fidèle !


L’image d’entête est de Trevor Coultart. Elle est disponible sur flickr en licence CC BY-NC-ND.

Payer, oui. Afficher des pubs, oui. Être traqué, non.

Payer, oui. Afficher des pubs, oui. Être traqué, non.

Depuis quelques temps, on voit fleurir des articles sur les bloqueurs de pubs un peu partout, dans des médias spécialisés mais aussi dans des médias généralistes. L’augmentation de la part des internautes en utilisant fait peur, l’arrivée des bloqueurs de pubs sur iOS 9 semble terroriser.

Est-ce que les médias ont raison d’avoir peur ?

Oui. Une information de qualité coûte cher à produire et les modèles économiques du net ne sont pas légion. Soit les internautes sont prêts à payer mais il faut vraiment leur fournir un contenu de qualité, à valeur ajoutée (mediapart), soit les contenus sont gratuits mais leur production est financée par la publicité. (entre les deux, vous pouvez décider de réserver des contenus premium à vos abonnés, ou bien proposer une formule gratuite avec pub et une formule payante sans les pubs).
Bref, si vous voulez des contenus de qualité gratuit, acceptez les publicités ; si vous ne voulez pas de publicités, acceptez de payer.

Est-ce qu’ils ne devraient pas aussi se remettre en cause ?

Oui. Faut pas déconner non plus, c’est pas parce que je comprends la nécessité des publicités, et que j’en accepte le principe, que j’en valide les dérives… et elles sont nombreuses. Entre les publicités obèses qui m’empêchent vraiment de lire, les vidéos qui se lancent toutes seules (et que je sais jamais dans quel onglets elles sont et que ça me gave), les sites qui vendent mes données de navigation (à la criteo et, vraiment, ça me gave de me payer des pubs de pompes pendant un mois quand, une fois, je décide d’essayer de m’en acheter sur le net), voire qui vendent mes données personnelles.

Est-ce que, moi, j’utilise un bloqueur de pub ?

Non. Je suis abonné numérique au Monde pour les soutenir, je soutiens financièrement les médias qui m’apportent un éclairage pertinent sur l’actualité. Pour les autres, j’accepte le principe de la publicité.
Mais je n’accepte pas tout pour autant. J’utilise l’extension Privacy Badger de l’Electronic Frontier Foundation, j’ai configuré mon navigateur pour indiquer que je ne voulais pas être pisté et je n’accepte la pose de cookies qu’à partir des sites que je visite.

Et donc, si on faisait un pacte ?

On dirait que les internautes acceptent de payer pour de la qualité, et acceptent les modèles économiques basés sur la publicité mais on dirait aussi que les éditeurs de site respecteraient notre vie privée et qu’ils se poseraient la question sur les formats et les modèles de pubs acceptables ?

On en profiterait pour dire que détecter les bloqueurs de pubs, pourquoi pas, c’est peut-être un bout de la solution… mais dans ce cas, on dirait qu’ils essaieraient de bien le faire, pas comme La Chaîne Météo qui ne veut pas me donner ses pubs alors que je ne bloque pas leurs publicités (mais Privacy Badger bloque quand même 16 traqueurs !)

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