Ma nouvelle marotte : le geocaching

Depuis une quinzaine d’années (oulala, ça ne me rajeunit pas…), j’ai pris l’habitude de me promener en levant la tête en quête de Space Invaders (j’en ai, à ce jour, 339 dans mon album Flickr).

Depuis quelques temps, j’ai trouvé une autre motivation (pas incompatible avec la quête d’Invaders) pour continuer d’arpenter la ville : le geocaching.

Qu’est ce que le geocaching ?


C’est une sorte de « chasse au trésor 2.0 » : quelqu’un, le créateur de « la cache » dissimule (dans le ville ou dans la nature, c’est selon) une boîte, plus ou moins grande, contenant au minimum un « geolog » (sur lequel les geocacheurs pourront inscrire leurs noms, une fois qu’ils auront trouvé la cache). Il l’enregistre ensuite sur le site geocaching.com en la décrivant et, surtout, en indiquant ses coordonnées GPS.

En 2013, il existait déjà plus de 2 millions de caches dans le monde, réparties sur 222 pays !
Rien qu’en France, il en existe actuellement plus de 200 000 !

Comment ça marche ?

Toutes les geocaches sont listées sur le site geocaching.com

Chaque cache est décrite sur une page dédiée, contenant toutes les infos pour la débusquer : type de cache, difficulté, type de terrain, taille, description, indice éventuel… et geolog en ligne avec la liste des visites enregistrées.

Il existe plusieurs types de caches

  • la traditionnelle : c’est celle qui ne contient qu’un geolog et se trouve aux coordonnées précisées sur la page de la cache
  • la multi-cache : plusieurs caches se succèdent, la page de la cache donne les coordonnées de la première geocache et des indices pour découvrir les suivantes… indice que vous ne pourrez comprendre qu’une fois trouvée les caches précédentes.
  • la cache mystère : la cache ne se trouve pas aux coordonnées précisées sur la page. Pour en obtenir les coordonnées exactes, vous devez résoudre une énigme. La plupart temps, la description contient un lien vers une page geocheck.org qui vous permet de vous assurer que les coordonnées que vous pensez avoir trouvé sont les bonnes.
  • l’earthcache : ce n’est pas une cache « physique » mais un endroit où vous pouvez vous rendre pour en apprendre plus sur une caractéristiques géologique du lieu. Vous aurez souvent à répondre à quelques questions pour prouver que vous avez bien compris le « cours » et valider la cache 😉
  • l’eventcache : ce n’est pas non plus une cache mais une rencontre. La page indique le lieu de la rencontre et ses horaires (le geocaching peut se pratiquer seul mais c’est souvent une activité qui se partage !).
  • la cache virtuelle : comme son nom l’indique, elle n’est pas physique (non plus), c’est à dire qu’elle ne contient ni boite, ni geolog. Vous loguez donc en ligne, une fois trouvé l’objet de la quête.
  • la cache Wherigo : ce type de cache nécessite l’utilisation d’une application supplémentaire, Wherigo, dans laquelle vous pouvez télécharger des cartouches qui vous permettront d’encore plus interagir avec l’environnement de la cache.

Une diversité impressionnante


Chaque cache est plus ou moins difficile (sur une échelle de 1 à 5), accessible (idem) et chaque boîte est plus ou moins grande (de « nano », la plus petite, environ la taille d’une gomme de crayon à « large », ce qui peut correspondre à une caisse militaire par exemple).

Certaines caches contiennent, en plus du geolog à signer, des objets voyageurs. Si vous prenez quelque chose, vous devez y laisser un objet de valeur égale ou supérieure. Chaque objet est traçable sur le site geocaching.

Il y en a partout ?

Il y en a beaucoup mais les geocaches se trouvent généralement dans des lieux particuliers (touristiques, historiques, étonnants…). D’ailleurs, la plupart des pages de geocaches contiennent des informations, historiques, géographiques, géologiques voire touristiques.

Alors, comment je fais ?

  1. Inscrivez-vous sur le site geocaching.com
  2. Installer l’appli (à la base, vous pouvez n’utiliser qu’un GPS mais franchement, en 2017, on va dire que vous installez l’appli)
  3. Commencez à chercher 🙂

Commencez par des caches traditionnelles, ça vous donnera une idée de où les caches peuvent être cachées.
De même, commencez par les plus simples, les plus accessibles.

Pour les caches mystères, je vous conseille fortement de préparer vos visites tranquillement chez vous, via le site geocaching.com, et de ne vous déplacer que quand vous serez sûr de votre réponse

Enfin, et c’est plus qu’un conseil, quand vous cherchez une geocache, il faut être discret, surtout en ville, car les geomoldus, c’est à dire les personnes qui ne jouent pas, ne doivent se douter de rien. Il ne faudrait pas qu’elles viennent ensuite abimer, voire détruire, les geocaches !

Quelques geocaches insolites

  • International Space Station : une geocache sur l’ISS ? Est-ce que ce n’est pas juste génial ? (difficulté 5, terrain 5… évidemment).
  • Rainbow Hydrothermal Vents : cette cache se trouve sous la mer. Ce n’est pas unique, plus d’une centaine de caches ne sont accessibles qu’en tuba… mais celle là se trouve à une profondeur de 2300 mètres. Elle a été visitée une fois.
  • Hell’s Escape est la cache la plus au sud de la planète (elle se trouve en Antarctique !
  • Earth’s Roof est une earthcachew se trouvant sur le mont Everest

Quelques geocaches que j’ai particulièrement appréciées

Les boites les plus ingénieuses

  • Magdalenae : une boîte très ingénieuse, particulièrement bien intégrée dans son environnement (mais pas évidente, même une fois repérée, à récupérer car l’endroit grouille de geomoldus.
  • Place du Chatelet : celle là, aussi, est très étonnante et très bien intégrée 🙂

Les mystères qui m’ont bien plus

Ceux qui me laissent perplexes

Les Wherigos

  • I ❤️ Paris se joue avec une cartouche listant 40 zones touristiques à Paris. Elles sont secrètes évidemment et, pour valider la cache, vous devez en trouver 5
  • Pacman ᗧ···•······👻 : pour valider la cache, vous devez jouer à Pacman sur l’Île Saint Louis !

Les virtuelles

  • Paris Urban Invasion : c’est LA cache qui était faite pour moi. Je l’ai évidemment validée très vite 🙂
  • Lettre de cachet : pas très compliquée, c’est le type même de cache qui vous fait découvrir des endroits parisiens que vous pensiez connaître.
  • Who is She ? parce que c’est l’autre cache qui m’a fait revenir aux Tuileries.

Les caches en cours… mais c’est long

  • Collectionnez-les tous ! : des geocoins apparaissent régulièrement sur cette page. Il y en a plus d’une centaine, certains apparaissant plus souvent que d’autres (mais tous apparaissent au moins une fois chaque jour). Pour valider la cache, il faut noter le code secret de chaque geocoin… (il m’en manque encore une dizaine)
  • Le challenge des chiffres et des lettres : pour valider celle-là, il faut avoir trouvé 26 caches, une pour chaque lettre de l’alphabet (je progresse…).

  • Maison, Train, Travail (57)
    , Maison, Train, Travail (17) et Maison, Train, Travail (75) : ce sont 3 caches complémentaires qui se trouvent à Royan, Paris et Metz. On peut prendre le temps de la faire seul ou trouver des co-équipiers. J’aime bien l’idée… et elle semble faite pour moi (je vis à Paris, ma mère à Royan et ma belle-famille est mosellane).

Voilà ! Je ne pensais pas écrire autant… mais il faut croire que le sujet m’inspire ! Je vous ai convaincu ? On se retrouve quand pour geologuer ensemble ?

Écrit par moko Tous les billets de cet auteur →

Lomographe, lecteur... et maître de la toile d'araignée... et expert en accessibilité... et des trucs dans les medias, les réseaux, le marketing, le design...

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