Ma Critique de « Le lézard lubrique de Melancholy Cove » de Christopher Moore

L’histoire se passe à Melancholy Cove, petite cité balnéaire sur la côte californienne. Tous les ans, à la fin de la saison touristique, Melancholy Cove redevient calme, voire morne, à la grande satisfaction de ses habitants. Tous les ans… mais pas cette année.

Cette année, trois évènements vont changer la donne :

  • le suicide d’une femme,
  • l’arrivée d’une bluesman,
  • une lègère fuite radioactive sur la centrale qui va réveiller et attirer un lézard géant endormi en fonds d’une fosse sous-marine.

Une créature de cette taille ferait passer un tyrannosaure pour un
nain de jardin. Il n’existe rien de cette taille sur cette planète
depuis soixante millions d’années.

« Le lézard lubrique de Melancholy Cove » est classé dans le policiers… mais en fait il est inclassable. Tout commence effectivement par un semblant d’intrigue policière, mais rapidement ça devient un joyeux bordel, total foutraque et complètement barré.

L’histoire est plutôt bien construite, avec moult rebondissements mais c’est surtout l’impressionnante galerie de personnages, tous plus déjantés les uns que les autres qui rend ce livre particulièrement attachant :

  • le Sheriff, adulescent de 40 ans, est accroc à la marijuana,
  • le Pharmacien fantasme sur les mammifères marins,
  • la Psychiatre est névrosée,
  • la Barmaid est une sorte de terminator,
  • les rats étudiées par le Biologiste se font la malle et son chien désespère de rendre ce « visage pal » plus intelligent et plus avisé,
  • l’ancienne Actrice de série Z post-apocalyptique (« Kendra, l’Amazone des Terres inconnues »), la foldingue du village est quelque peu schizophrène mais elle s’avère rapidement être la mieux à même de maîtriser la situation !

Ah, j’allais oublié Steve, le fameux « lézard » que l’évolution a doté d’une arme secrète : la diffusion de phéromones à gogo, ce qui va faire exploser la libido de toute la population de Melancholy Cove (lui-même aura une aventure avec un camion-citerne, et je ne vous parle pas de la scène la plus hot qui implique une tondeuse à gazon).

Bref, une histoire bien azimutée, une collection de barjos, un rythme soutenu (et notamment un final en apothéose) font de ce roman une réussite dont les quelques maladresses ou facilités s’oublient vite.

Un parfait « remède à la mélancolie » comme ils disent sur les ondes.


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