Ma critique de « Doctor Who: City of Death » de Douglas Adams et James Goss

Ma critique de « Doctor Who: City of Death » de Douglas Adams et James Goss

Je suis un fan inconditionnel de la série britannique « Doctor Who » et pourtant, je dois avouer que je n’avais jamais regardé un seul des épisodes « classiques », je ne connais que les docteurs depuis le reboot, or Christopher Eccleston était déjà le 10e docteur et plusieurs centaines d’épisodes avaient déjà été diffusés par la BBC depuis 1963.

L’an dernier, la version livre d’un épisode mythique est sortie, cela m’a intrigué (je vous explique pourquoi après) et, forcément, je l’ai lu, puis je l’ai vu, puis je me suis renseigné.

« City of Death » est donc le 105e épisode de la 1ère série du Doctor Who. Il a été diffusé le 10 octobre 1979 et reste aujourd’hui considéré, notamment par les britanniques, comme l’un des meilleurs de la série (c’est la 1ère raison de mon intérêt).

L’histoire se passe en 1979, à Paris (voici la 2e raison de mon intérêt !). On y retrouve le 4e docteur (le docteur « classique » préféré des britanniques) et son compagnon de l’époque, Romana (qui n’est pas humaine, c’est une Time Lady !). Le docteur et Romana sont en vacances… mais rapidement ils vont être témoins d’étranges phénomènes temporels puis, visitant le Louvre, ils se retrouvent mêlés à un projet de vol de la Joconde. Le Comte Scarlioni en a besoin pour financer ses recherches sur le voyage dans le temps. On découvrira rapidement que le Comte n’est pas humain non plus, il s’appelle en fait Scaroth et est le dernier des Jagaroth. Je n’en dit pas plus, je vous laisse lire (ou voir).


La 3e raison de mon intérêt tient à l’auteur de l’épisode. Il est attribué à « David Agnew », mais ce n’est qu’un pseudo derrière lequel se cache en fait 3 personnes :

  • La première, David Fischer, a imaginé la trame principale de la 1ère version du scénario
  • Les deux autres qui l’ont largement réécrit, sont Graham Williams mais, surtout, Douglas Adams. Ce n’est pas Douglas Adams qui a écrit le livre car il a jugé ridicule la première proposition qu’on lui a fait (600 £) et n’avait plus de temps pour le faire quand on lui propose plus. L’adaptation vient donc seulement de se faire, à titre posthume, grâce à l’autorisation de ses ayants-droits.

Voilà un pan de l’œuvre de Douglas Adams dont je n’avais pas idée ! Moi, fan du Docteur et fans du routard (sans oublier Dirk Gently ni le Spaceship Titanic), je ne pouvais qu’aimer… et j’ai beaucoup aimé !

Ceci dit, quelques remarques quand même pour nuancer :

  • J’ai évidemment préféré le livre aux épisodes, bien plus riche et sans doute aussi moins daté. Les épisodes sont sans doute considérés comme modernes pour l’époque… mais, vus en 2017, ils n’ont rien à voir avec les productions actuelles.
  • Le livre, comme le film, sont très drôles. Doctor Who est souvent drôles mais, l’influence de Douglas Adams, rends cette histoire vraiment brillante
  • Quelques faiblesses scénaristiques à déplorer (je crois que Douglas Adams les appelaient « licences créatives »…) : l’un des lieux/époques visités se trouve être la terre d’il y a 400 millions d’années et le Docteur y voit l’apparition de la vie… Alors, déjà, l’apparition de la vie sur Terre, ce n’est pas 400 millions mais 4,5 milliards (un facteur 10 quand même !) et les conditions y étaient telles qu’on ne pourraient pas sortir du Tardis pour la visiter (respirer toussa…).


Si on passe outre ces quelques incohérences, et qu’on se laisse porter par la joyeuse bande du Docteur, par les réjouissantes scènes parisiennes et l’intrigue plus qu’étonnante, c’est un bonheur à lire.

Je conseille les épisodes aux inconditionnels, mais le livre à tous !


Retrouvez cette critique sur Sens Critique où vous pouvez aussi me retrouver !

Écrit par moko Tous les billets de cet auteur →

Lomographe, lecteur... et maître de la toile d'araignée... et expert en accessibilité... et des trucs dans les medias, les réseaux, le marketing, le design...

Laisser un commentaire