Ma critique de « La faucheuse » de Neal Shusterman

Plus de famine, plus de misère, plus de guerres… plus de gouvernements. Le « Thunderhead », une IA héritière du Cloud, et avant lui de l’internet primitif, gère tout pour le plus grand bien de l’Humanité.

Enfin tout… non, pas vraiment tout. Quand l’Humanité a conquis la Mort en fournissant le moyen à tout à chacun de rajeunir comme bon lui semble, voire de ressusciter si besoin, elle a également décidé que, pour maintenir la démographie, il fallait se substituer à la nature et que, naturellement, cette tâche devait être réservée aux humains.

C’est ainsi qu’a été fondée la communauté de Faucheurs dont le rôle est de « glaner », c’est à dire de prélever un quota annuel de victimes. Tout cela se fait de manière très encadrée et codifiée, il ne faudrait pas que le hasard ou les aprioris des faucheurs entrent en ligne de compte. Il faut que cela reste juste, en un mot, humain…

Malheureusement, les faucheurs restent avant tout des humains et leur communauté souffre des travers de toute communauté humaine : corruption, trafic d’influence, désirs et pulsions…

Neal Shusterman fait un travail étonnant et particulièrement habile pour imaginer les conséquences sur nos sociétés humaines d’un monde où la mort n’existe plus. Le début est assez lent mais la lecture devient rapidement addictive, au fur et à mesure que son monde gagne en épaisseur. Une lecture surprenante.


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Écrit par moko Tous les billets de cet auteur →

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