Ma critique de « Écotopia  » d’Ernest Callenbach

Un article d’Usbek & Rica] m’a (encore) donné envie de découvrir un roman (paru en 1975, c’est forcément un bon cru !), et un auteur, dont je n’avais jamais entendu parlé alors qu’en cherchant sur le web (anglophone), il s’agit d’un roman vendu à plus d’un million d’exemplaire et d’un auteur que beaucoup comparent à Orson Wells, Aldous Huxley ou Orwell.

Sauf que « Écotopia » est l’anti-1984, « Écotopia », c’est le meilleur des (deux) mondes : Il s’agit bien d’un roman d’anticipation, comme 1984 et comme le meilleur des monde, mais on découvre ici une utopie écologique.

« Écotopia » imagine que 3 états américains, la Californie, l’Oregon et Washington, décident de faire sécession des États-Unis pour fonder une société vraiment écologique (les États-Unis, on s’en doute, ne sont pas franchement d’accords mais il se dit que les espions écotopiens ont cachés des bombes atomiques dans les grandes villes américaines… alors, dans le doute, ils s’abstiennent de toute réaction).

Carte d'Écotopia
Écotopia, 20 ans après la sécession (source reddit)
Écotopia, 20 ans après la sécession

Le roman se situe 20 ans après la sécession. Depuis 20 ans, la frontière entre les 2 états a été complétement étanche et on commence seulement à envisager une reprise des relations diplomatiques. Pour cela, fait inédit, Écotopia ouvre ses frontières à William Weston, une journaliste américain.

À son arrivée, William Weston est persuadé de trouver un pays exsangue, au mieux en pleine décadence, au pire en pleine anarchie.

Le roman alterne les articles qu’il écrit pour son journal, et son journal intime.

Au fil de ses articles, il décrit tous les aspects de la société écotopienne : comment ils ont décidé de lutter contre la surconsommation, contre la production des déchets, contre la pollution, le chômage, les inégalités, en développant leur rapport à la nature, en interdissant les voitures et, globalement, en cherchant partout un état d’équilibre.

Dans son journal intime, on voit se perception évoluer peu à peu… (et, évidemment, on découvre aussi son histoire d’Amour avec une écotopienne).

Une œuvre qui reste, malgré les années, d’une actualité frappante. Surtout, ce roman est une bouffée d’optimisme qui fait un bien fou. On a tellement envie d’y croire, de croire qu’une alternative est possible, que l’effondrement n’est pas inéluctable. Un manifeste entre utopie écologique et contre-culture hippie mais, surtout, un incroyable message d’espoir.


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