Ma critique de « Les prénoms épicènes » d’Amélie Nothomb

L’an dernier, dans Frappe-toi le cœur, Amélie nous racontait l’histoire d’une mère qui n’aimait pas sa fille. Le roman de cette année est dans la continuité avec une histoire de père qui n’aime pas sa fille.

« Les prénoms épicènes » raconte l’histoire de Claude et de Dominique : leur rencontre, leur mariage, la montée à Paris, la naissance tant attendue de leur fille, cette enfant dont le prénom est le reflet de ceux de ses parents*

On découvre que, dès la naissance d’Épicène, Claude ne lui manifeste que peu d’intérêt. Épicène grandit sans comprendre pourquoi son père la hait, mais s’en accommode en le haïssant encore plus fort.

« Mon père est un monstre. Il me hait depuis ma naissance. Il ne me tue pas, parce que c’est interdit par la loi. Il invente d’autres manières de me tuer. Ce qu’il ne sait pas, c’est que je le hais. Je le hais encore plus qu’il me hait. Et un jour, je ne sais pas comment, je le tuerai. »

Je ne vous en dévoile pas plus, ce ne serait pas possible sans en dévoiler trop… Retenez juste que, encore plus qu’à son habitude, Amélie prends ici le soin d’analyser, voire de disséquer les sentiments et les émotions de tous les protagonistes, et qu’elle nous livre un roman finalement tout en nuances, subtil et fort.


* Les prénoms épicènes peuvent être à la fois masculins et féminins

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Écrit par moko

Lomographe, lecteur... et maître de la toile d'araignée... et expert en accessibilité... et des trucs dans les medias, les réseaux, le marketing, le design...

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