L’histoire se passe de nos jours, en Allemagne. À la mort de son père, un riche industriel ayant fait fortune après-guerre, Robert Lubitsch trouve une boîte à cigares parmi ses affaires. Dans cette boîte, une carte d’immatriculation SS au nom d’un inconnu, un laissez-passez, un certification de libération d’un camp de prisonnier de guerre, la photo d’une très belle inconnue… Quel rapport avec son père, à la vie si parfaite et à l’histoire si lisse ? Robert décide d’enquêter pour en savoir plus… sans se douter qu’il va ouvrir la boîte de Pandore.

Les secrets de famille sont toujours une source inépuisable d’inspiration pour les romanciers. Les secrets de famille en temps de guerre le sont encore plus. Les secrets de famille, en temps de guerre, en Allemagne, sont juste du pain bénit… pour les romanciers comme pour nous, leurs lecteurs.

Au cours de l’hiver 1944-1945, nous n’avions pas le temps d’avoir du chagrin, et je pense parfois que c’est là une des tragédies de cette guerre, et peut-être de toutes les guerres. Quand nous n’avons pas le temps d’être en deuil, nous perdons une dimension de notre humanité.

« Rompre le silence » mêle enquête journaliste et policière, mais c’est aussi un roman historique qui navigue entre passé et présent, et même un roman sur la mémoire. Mémoire familiale, mais aussi mémoire locale d’une petite ville allemande. Bref, un roman où se croise la petite et la grande histoire. Rien de trop facile ou de trop tranché, sans pathos et sans jugement… c’est un roman remarquable que j’ai aimé et que je conseille.


Retrouvez cette critique sur Sens Critique où vous pouvez aussi me retrouver !