Je vous fais le pitch

Le roman commence en 2035. Dans ce futur proche, alors que les conséquences du dérèglement climatique sont plus que jamais visibles (pénuries d’eau, mégafeux, montée du niveau de la mer…), l’Europe a (enfin ?) engagé une vraie transition écologique. Dans ce monde en plein changement, nous avons suivre le destin de deux adolescents dont le mal-être va de concert avec l’état du monde dans lequel ils vivent.

Anastasia vit au Nord de l’Espagne, dans une région en proie au stress hydrique, où elle est élevée par son père qui lui apprends tout ce qu’il peut sur la nature… jusqu’à ce qu’un drame l’amène à partir sur la route pour rejoindre la Bretagne, d’où est natif son père. Ayden, lui, vit dans une banlieue française tout de béton, balloté entre ses parents divorcés… jusqu’à ce qu’un accident l’amène lui aussi à partir sur la route.

Ça, c’est en gros la première moitié du roman… Je ne vous en dirais pas plus sur la deuxième moitié, très différente, pour ne pas vous déflorer l’intrigue.

Je vous donne mon avis

J’ai trouvé ma lecture intéressante… mais frustrante. Je m’explique. Si j’ai apprécié les nombreux parallèles, entre les personnages (Nas est l’eau, Ayden est le feu), entre les états aussi (il s’agit d’une époque en train de réparer la terre, et de deux protagonistes en train de réparer leurs âmes), j’ai parfois eu du mal à distinguer la frontière entre le rêve et la réalité, et j’ai été particulièrement frustré du peu de descriptions du monde malade qui est décrit, et le peu qui nous est donné laisse à penser que finalement l’essentiel des institutions est toujours là, qu’on assiste à une espèce d’atténuation à minima… trop à minima à mon goût, presque trop facile en tout cas, pas en rapport avec ce que je connais et que je perçois de ces problèmes qui sont déjà les nôtres, et de la nécessaire adaptation de nos mode de vie.

Couverture du livre Les Sentiers de Recouvrance
Titre
Les Sentiers de Recouvrance
Auteur
Ma note
3.5 sur 5 étoiles