Ma Critique de « Un pélican à Blandings » de PG Wodehouse

Wodehouse devrait être remboursé par la Sécurité Sociale

Lire un livre de PG Wodehouse (1880-1975) est à chaque fois un petit bonheur. Sir PG Wodehouse est l’un des rares auteurs à réussir à me faire m’esclaffer à la lecture de ses œuvres.
Si vous ne connaissez pas, je ne peux que vous le conseiller, c’est un antidépresseur particulièrement efficace ! Ça tient du Vaudeville pour les histoires de Laurel & Hardy pour les gags et des Monty Python pour l’absurde… Bref, un humour anglais parfait (voire l’archétype de l’humour anglais). Je ne m’en lasse pas.

« Un pélican à Blandings » ne fait pas exception : c’est un Wodehouse très classique

Cette fois ci, on se retrouve une nouvelle fois au château de Blandings, demeure de Lord Emsworth qui y serait particulièrement heureux s’il pouvait y vivre seul… enfin avec Beach quand même (son majordome) et surtout avec l’Impératrice (sa truie de concours).
Hélas, l’une de ses sœurs, la terrible Lady Constance (on dit d’elle qu’elle « aurait dominé Napoléon, Attila le Hun et n’importe quel champion de catch poids lourd ») débarque, accompagnée de Miss Vanessa Polk (une amie rencontrée pendant la traversée). Et, à partir de là, c’est le débarquement : le Duc de Dunstable (que Lady Constance verrait bien avec Miss Polk), lui-même accompagné de sa nièce, Linda Gilpin et d’un tableau qu’il souhaite revendre à Wilbur Trout (car il lui rappelle l’une de ses (nombreuses) ex-femmes)).
Heureusement pour Lord Emsworth, son frère Galahad (un ancien fêtard qui « vit de whisky depuis des siècles et n’a pas dormi avant d’avoir 50 ans ») arrive à la rescousse (il espére aussi pouvoir aider l’un de ses filleuls, John Halliday, ex-fiancé de Miss Gilpin)…

Si on rajoute à cela une histoire de faux tableau, quelques gags classiques (mais toujours drôles), et bien-sûr quelques invités qui sont là sous de faux noms, tout est réuni pour un Wodehouse typique : une histoire trépidante où tout (et tous) s’embrouille et où les rebondissements foisonnent jusqu’à nous donner le vertige… puis tout se détricote rapidement (c’est là le génie de Wodehouse : ne jamais s’éterniser) ne nous laissant qu’un grand sourire 🙂

– J’ai cru comprendre que Lord Emsworth était quelque peu excentrique.

– Excentrique, mon oeil ! Il est cinglé jusqu’au trognon. Regardez comment il parle de son cochon. N’importe qui, ayant la moitié d’un oeil, verrait qu’il est trop gras, mais il prétend qu’il est supposé être gras. Il dit qu’on lui a donné des médailles parce qu’il est gras, ce qui vous montre à quel point il est malade.

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Lomographe, lecteur… et maître de la toile d’araignée… et expert en accessibilité… et des trucs dans les medias, les réseaux, le marketing, le design…

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