Les Princes d’Ambre, de Roger Zelazny

Les Princes d’Ambre, de Roger Zelazny

J’ai lu le cycle des Princes d’Ambre lorsque j’étais adolescent (voici quelques années donc, gna gna gna). J’en avais gardé un très bon souvenir… mais pas très net, pas très précis. Cet été, je me suis donc proposé de les relire. Bonne nouvelle : je ne suis plus un ado, mais j’aime toujours autant !

Ambre ?

Laissez-moi commencer par planter le décor : la Terre n’est qu’une « ombre » parmi d’autres dans ce qu’on pourrait appeler le multivers, avec des mondes parallèles.

Enfin, c’est plus compliqué que ça, et plus interessant aussi : les ombres ne sont pas juste des univers parallèles, ce sont des reflets d’Ambre. Ambre est le centre du Monde, le seul « vrai » monde. Plus les ombres sont eloignées d’Ambre, plus elles en sont différentes. Ambre est le centre du Monde, et en son centre se trouve la « Marelle » qui permet à ceux qui la traversent (ils doivent être du sang d’Ambre) de voyager en ombres.

Enfin, c’est encore plus compliqué que cela, vu qu’il n’y a pas qu’Ambre et ses reflets mais aussi les Cours du Chaos à l’autre bout… mais n’anticipons pas.

Le cycle de Corwin

Dans le premier cycle, les 5 premiers tomes, on va se concentrer sur Ambre et, surtout, sur sa famille reignantes, les 9 princes d’Ambre. Ne voyez pas Ambre comme le Paradis et les princes comme des anges. On serait plus proche des dieux grecs. Sans scrupules, sans pitié, cyniques… à côté des princes d’Ambre, les Atrides sont des enfants de coeurs.

Vous voilà désormais familiers avec ce monde fantastique imaginé par Roger Zelazny, manichéen, puisqu’il oppose le royaume d’Ambre aux Cours du Chaos, la Marelle au Logrus, l’Ordre au Chaos… mais c’est aussi aussi bien plus complexe qu’une simple opposition du bien et du mal puisqu’il serait vain de considérer Ambre comme le camp du bien et le Chaos comme le mal. C’est plus complexe que cela, et c’est ce qui rends cette œuvre si intéressante.

Le cycle de Merlin

Je disais que les choses sont plus compliquées que cela, c’est à dire que d’un côté il a donc Ambre et de l’autre les Cours du Chaos et, au milieu, une infinité d’ombres. à Ambre, la Marelle, aux Cours du Chaos, le Logrus. 2 magies qui s’affrontent, 2 puissances qui s’équilibrent et se tiennent en respect.

À partir de maintenant, ce sera Merlin le narrateur. Merlin est le fils de Corwin, c’est donc un prince d’Ambre, mais c’est aussi un prince du Chaos par sa mère. Quelle hérédité !

Ce second cycle approfondit encore notre compréhension du monde imaginé par Roger Zelazny. Il nous donne de nouvelles clés de compréhension. Il est aussi plus moderne, moins médiéval, il même informatique quantique/ombrienne et magies diverses, on pourrait presque le qualifier de fantasy « steampunk ».

Le Tarot d’Ambre (ou le jeu de la Marelle)

Les Princes d’Ambre, comme ceux du Chaos, utilisent des cartes de Tarot pour communiquer les uns avec les autres, voire pour se « téléporter » entre les ombres. Occasionnellement, ils utilisent aussi leurs jeux de Tarot pour tirer l’avenir. L’éditeur de jeux Descartes avait eu la bonne idée de produire un jeu de Tarot, et j’avais eu la bonne idée de l’acheter 🙂

C’est une très belle édition, magnifiquement illustrée par Florence Magnin. Le coffret comporte également un livret rédigé par FX Nedelec, mélangeant habilement des faits historiques et le monde d’Ambre. Une sorte de roman dans le roman, décrivant le jeu de Tarot mais expliquant aussi que le monde d’Ambre n’a pas été inventé par Roger Zelazny, il existe réellement et et ce dernier n’a fait que le révéler.

Mêlés à une histoire passionnante, présentée comme une initiation, l’auteur revient sur les origines du jeu de Tarot, mais aussi sur les symboliques qui y sont liées et sur le rapport avec la Marelle, évidemment, mais aussi avec le jeu de l’oie. Enfin, le livret propose 3 méthodes de tirage si vous désirez lire l’avenir dans les cartes.

Le jeu de Tarot lui-même est constitué de 22 lames majeures (aussi appelées « Atouts » ou « Arcanes ») et de 56 lames mineures, elle-même réparties en 4 couleurs – Bâtons, Deniers, Coupes et Épées – et, pour chacune, 4 figures – Roi, Reine, Cavalier et Valeur – sur lesquelles nous retrouverons avec plaisir les principaux personnages du roman).

Écrit par moko

Lomographe, lecteur... et maître de la toile d'araignée... et expert en accessibilité... et des trucs dans les medias, les réseaux, le marketing, le design...

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