La Capitale du Sud, c’est Gemina, mais personne ne l’appelle jamais comme cela. C’est « la cité », tout simplement. Imaginez une cité méditerranéenne, peut-être une cité de la Renaissance italienne, et vous y êtes. C’est une mégalopole immense et complexe qui s’étends entre 2 murailles, et entre son port et ses contreforts à flanc de montagne. C’est une cité-état, divisée en de nombreux quartiers, chacun gouvernés par une grande famille avec, à sa tête, un Duc (ou une Duchesse). La cité est vivante, exubérante, bouillonnante, secrète et changeante, pleine de mystères et de secrets enfouis, à la fois unique et multiple… En fait, le personnage principal du livre, c’est elle, c’est la cité.

Vient ensuite Nox, notre narrateur, avec lequel on va découvrir la cité. Nox est commis d’épicerie pour Saint-Vivant, une épicerie fine du quartier du port qui dépends de la maison de la Couarne… mais Nox est aussi le protégé du Duc de la Couane depuis que ce dernier, après sa victoire sur un clan rival qu’il a fini par annihiler, l’a trouvé, lui et sa sœur jumelle, dans une prison souterraine.

Je n’en dirais pas plus pour ne pas trop en dévoiler… Mais je peux vous assurer que j’ai rapidement été happé et par cette cité fascinante, et par cet univers à la fois proche et subtilement différent, et par les personnages, qu’ils soient attachants, exaspérants ou intimidants, ils sont tous particulièrement bien campés. Bref, une bien belle lecture qui, par bien des aspects, m’a rappelé Gagner la guerrea> de Jean-Philippe Jawarski.

Ah, et qui dit « Capitale du Sud » dit sans doute « Capitale du Nord » (ou au moins autre capitale)… Sachez que ce sera bien le cas : la « Capitale du Nord », ce sera Duhaven et il sera de Claire Duvivier puisque la tour de garde est un univers partagé, écrit à quatre mains ! À très vite, donc !


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